Le Medef, syndicat des patrons, n’était pas demandeur d’un texte assouplissant la régularisation des travailleurs sans-papiers dans les métiers en tension, comme le prévoit le projet de loi immigration porté par Gérald Darmanin. Son président, Patrick Martin, juge plus urgent de former les chômeurs éloignés de l’emploi.
Ce lundi 6 novembre, le projet de loi immigration, porté par le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, va enflammer le Sénat qui l’examine avant l’Assemblée nationale. Déjà les clivages se cristallisent sur son article 3, qui s’il était voté, permettrait aux travailleurs irréguliers d’obtenir, sans intervention de leur employeur, une carte de séjour d’un an « Travail dans les métiers en tension ». Du moins s’ils séjournent depuis trois ans en France, et sont employés dans des secteurs qui peinent à recruter, à définir selon les territoires. Afin de durcir le texte, le patron des députés Les Républicains (LR) Bruno Retailleau a déposé un amendement pour supprimer cet article 3. Le chef de file des centristes, Hervé Marseille, un amendement pour le rétablir.
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