La France et l’Italie exigent l’ajournement du vote UE-Mercosur

La France et l'Italie exigent l'ajournement du vote UE-Mercosur

đŸ”„ Les essentiels de cette actualitĂ©

  • La France et l’Italie exigent un ajournement du vote UE-Mercosur Ă  Bruxelles, soutenus par la Pologne et d’autres.
  • Paris dĂ©fie Bruxelles, dĂ©fendant la souverainetĂ© alimentaire contre les importations low-cost sud-amĂ©ricaines.
  • Les agriculteurs europĂ©ens se rĂ©voltent, prĂȘts Ă  envahir Bruxelles pour bloquer un accord destructeur pour leurs Ă©levages.

Enfin un alliĂ© de poids ! L’Italie de Giorgia Meloni rejoint la France dans son refus catĂ©gorique de laisser passer l’accord UE-Mercosur tel quel.

Emmanuel Macron et la PremiÚre ministre italienne se sont entendus pour exiger un ajournement du vote prévu cette semaine à Bruxelles.

Un blocage stratĂ©gique qui prend forme, avec la Pologne, la Hongrie, l’Autriche et l’Irlande dĂ©jĂ  dans le camp des rĂ©sistants.

Pour faire barrage, il suffit de quatre pays regroupant 35 % de la population europĂ©enne. La France, avec ses 67 millions d’habitants, met dĂ©jĂ  une sacrĂ©e pression sur la balance. AmĂ©lie de Montchalin confirme :

On n’est pas seuls, si la France avait Ă©tĂ© isolĂ©e, ça fait longtemps que l’accord aurait Ă©tĂ© signĂ©. Ce n’est pas juste les Français qui ont mal compris les choses. D’autres pays ont fait la demande du report du vote avec nous.

Du cÎté polonais, Stefan Krajewski jubile : « Tout report est un trÚs bon signe. »

Ces soutiens montrent que la fronde contre les importations low-cost sud-amĂ©ricaines n’est pas une lubie isolĂ©e.

Face à la technocratie bruxelloise et ses élites pro-mondialisation menées par Berlin, une minorité de blocage se dresse pour défendre la souveraineté alimentaire et les lignes rouges des peuples.

Paris défie Bruxelles : le bras de fer qui pourrait torpiller Mercosur

Depuis des mois, la fronde agricole secoue la France. Dimanche, Paris a lancĂ© une demande ferme d’ajournement du vote sur l’accord UE-Mercosur.

La Commission a rĂ©pondu lundi par un refus catĂ©gorique. Cette semaine, le Conseil europĂ©en Ă  Bruxelles, jeudi et vendredi, pourrait devenir le théùtre d’un blocage dĂ©cisif.

Olof Gill, porte-parole de la Commission, martĂšle l’enjeu :

L’accord est une question de la plus haute importance pour l’Union europĂ©enne, sur les plans Ă©conomique, diplomatique et gĂ©opolitique.

Des mots qui sonnent creux face aux agriculteurs français, vent debout contre ces importations bradées qui ruinent leurs élevages.

Bruxelles campe sur ses positions pro-libre-échange, au mépris des lignes rouges françaises.

Mais avec l’Italie aux cĂŽtĂ©s de la Pologne et des autres, ce report est loin d’ĂȘtre une simple suspension technique.

C’est une rĂ©sistance populaire qui monte, une dĂ©fense acharnĂ©e de la souverainetĂ© alimentaire face aux diktats technocratiques. Paris ne lĂąche rien, et le vote s’annonce comme une bataille rangĂ©e.

L’Allemagne pousse pour signer vite, Paris trace une ligne rouge inflexible

AprĂšs vingt-cinq ans de tractations acharnĂ©es, les nĂ©gociations sur l’accord UE-Mercosur ont abouti en dĂ©cembre 2024.

Cependant, la France n’entend pas lĂącher prise. Paris a d’abord jugĂ© le texte inacceptable, puis a consenti Ă  quelques assouplissements grĂące Ă  des clauses de sauvegarde. Pourtant, ces avancĂ©es restent trop maigres aux yeux français.

Berlin met la pression maximale pour boucler l’affaire cette semaine. Le gouvernement allemand martĂšle :

Un accord entre les États membres sur l’accord UE-Mercosur est absolument nĂ©cessaire cette semaine.

Pour l’industrie allemande, l’enjeu est de booster ses exportations vers les pays sud-amĂ©ricains, au risque d’Ă©craser les agriculteurs français.

La France campe fermement sur ses positions. Annie Genevard déclare :

Si l’accord restait en l’Ă©tat, c’est non, ce n’est pas acceptable. Rien aujourd’hui ne permet, si les choses ne bougent pas, s’il n’y a pas de meilleure protection, de signer cet accord.

Face Ă  la technocratie bruxelloise et aux appĂ©tits germaniques, Paris semble dĂ©fendre la souverainetĂ© alimentaire, refusant de sacrifier ses producteurs sur l’autel du libre-Ă©change destructeur.

Les agriculteurs se révoltent : Bruxelles sous tension jeudi

La fronde ne faiblit pas chez les agriculteurs européens. Syndicats et collectifs appellent à envahir les rues de Bruxelles ce jeudi pour contrer un accord Mercosur qui ouvrirait les vannes aux importations sud-américaines à prix cassés.

Le bƓuf en tĂȘte de liste, ces produits dĂ©barquent sans respecter les normes strictes sur l’environnement ou la santĂ© animale — une hypocrisie flagrante qui ruine les Ă©leveurs.

En France, l’exaspĂ©ration monte d’un cran. L’Ă©pidĂ©mie de dermatose nodulaire contagieuse frappe dĂ©jĂ  durement, avec des milliers de bovins abattus en urgence.

Dans ce contexte, inonder le marchĂ© avec de la viande low-cost venue de loin apparaĂźt comme un diktat bruxellois sacrifiant la souverainetĂ© alimentaire sur l’autel du libre-Ă©change.

Du cĂŽtĂ© des partisans de l’accord, on brandit les arguments gĂ©opolitiques : contrer les coups de Trump ou la dĂ©pendance Ă  la Chine.

Mais pour les paysans, c’est du vent. Cette rĂ©sistance populaire, portĂ©e par la France et ses alliĂ©s comme l’Italie ou la Pologne, pourrait bien faire plier la machine supranationale.

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