🔥 Les essentiels de cette actualité
- Washington dénonce la « guerre commerciale déguisée » de l’UE contre les tech US, accusant Bruxelles de favoriser ses champions locaux.
- La Maison Blanche menace d’utiliser tous les outils à disposition si l’UE persiste dans ses mesures discriminatoires contre les innovateurs américains.
- Les géants tech comme Apple et Google voient leurs marges entamées par des sanctions punitives, tandis que Bruxelles défend ses règles comme légitimes.
- Washington critique le double discours bruxellois et appelle à plus de réciprocité, malgré des divisions internes sur l’impact des régulations européennes.
Mardi, les États-Unis ont lancé un avertissement clair à l’Union européenne : assez de cette persécution réglementaire qui cible les innovateurs américains pour favoriser des champions locaux.
Jamieson Greer, représentant de la Maison Blanche pour le commerce extérieur (USTR), a dénoncé sur X cette traque obsessionnelle par procès, taxes et sanctions punitives qui frappe les fournisseurs de services US :
« L’UE et certains États membres ont persisté dans leur approche discriminatoire et (leur) harcèlement avec des procès, impôts, amendes et directives visant les fournisseurs américains de services »
Greer n’y va pas par quatre chemins : « Si les États européens persistent, les États-Unis n’auront d’autre choix que d’utiliser tous les outils à disposition pour contrer ces mesures déraisonnables ».
Il liste des groupes européens comme Accenture, Capgemini, DHL, Mistral, Publicis, SAP, Siemens, Spotify ou encore Amédée qui se gavent librement sur le marché américain sans la moindre réciprocité.
Face à cet élitisme bruxellois, Washington défend une souveraineté économique légitime, protégeant non seulement les mastodontes tech mais aussi les petites pousses américaines broyées par ces règles étouffantes.
La guerre commerciale déguisée de l’Europe
Ces reproches américains ne datent pas d’hier. Depuis 2020, les géants de la tech martèlent que Bruxelles mène une guerre commerciale déguisée.
Apple, Meta, Google : tous ont vu leurs marges entamées par des sanctions punitives. L’Europe se drape dans sa vertu, parlant de mesures légitimes pour juguler la puissance démesurée des colosses US.
Mais pour Washington, ces directives absurdes étouffent l’innovation et précipitent le Vieux Continent dans la décroissance. L’adoption en 2023 du Digital Services Act a encore verrouillé davantage les acteurs américains sous prétexte de moralité numérique.
Avec la campagne de Trump qui reprend du poil de la bête, les États-Unis, solidaires de leurs innovateurs tech, refusent de plier devant cet establishment bruxellois. C’est une question de réciprocité et de souveraineté économique.
Le double discours bruxellois
De l’autre côté de l’Atlantique, Bruxelles ne lâche rien. Thomas Regnier, porte-parole de la Commission européenne, martèle que :
« Nos règles s’appliquent de manière égale et équitable à toutes les entreprises opérant dans l’UE »
Une affirmation qui sonne creux face aux chiffres. En septembre dernier, Google a écopé d’une amende record de 2,95 milliards d’euros pour abus de position dominante dans la pub en ligne.
Début décembre, X, la plateforme d’Elon Musk, s’est pris 120 millions d’euros pour manquements sur les données personnelles. Ces sanctions s’empilent sur des années de réglementation contre les géants tech américains.
Mais ces amendes restent une goutte d’eau : Google a engrangé 350 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2024, avec 100 milliards de bénéfices nets.
Washington voit dans ce harcèlement un chantage bureaucratique pur et simple, qui freine l’innovation US pour protéger des acteurs locaux moins compétitifs et alimente la décroissance européenne.
Pas étonnant que l’équipe Trump se mobilise pour riposter, protégeant la souveraineté économique américaine contre cet establishment bruxellois.
La riposte américaine et les divisions internes
Paradoxalement, aux États-Unis aussi, on ne ménage pas les mastodontes de la tech. En septembre dernier, la justice américaine a condamné Google à verser 425,7 millions de dollars pour atteinte à la vie privée, après avoir collecté des données d’utilisateurs ayant pourtant désactivé le suivi.
C’est la preuve que personne n’échappe aux règles, même pas les champions nationaux.
Face à la pression bruxelloise, les Américains contre-attaquent diplomatiquement. Ils appellent l’UE à assouplir ses directives numériques, sous peine de relancer les droits de douane sur l’acier et l’aluminium européens. Une menace qui rappelle les bras de fer protectionnistes de l’ère Trump.
Cette ligne dure ne fait pourtant pas l’unanimité outre-Atlantique. Pour Luther Lowe, un responsable de l’incubateur Y Combinator, la directive sur le marché européen du numérique (DMA), entrée en vigueur en 2023, « débloque des parts de marché pour les petites entreprises américaines du secteur ».
Ces règles, estime-t-il, « devraient être copiées et non attaquées » car elles profitent aux innovateurs modestes en brisant le monopole des géants, loin de les persécuter.
IMPORTANT - À lire
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