🔥 Les essentiels de cette actualité
- Kiev presse Washington pour un gel du front sans céder de territoires à Moscou, discussions serrées à Berlin.
- Volodymyr Zelensky rencontre Friedrich Merz, exige des garanties de sécurité européennes et américaines.
- Les Européens se mobilisent à Berlin pour faire front commun avec l’Ukraine contre le Kremlin.
- Trump impatient face à la lenteur des discussions autour de son plan de règlement du conflit.
Dimanche à Berlin, une délégation ukrainienne a passé cinq longues heures en discussions serrées avec les Américains, cherchant à convaincre Washington d’imposer une pause dans les combats sans forcer Kiev à céder les territoires disputés à Moscou.
L’émissaire américain a évoqué des avancées notables. « Beaucoup de progrès ont été faits lors des discussions approfondies sur le plan en 20 points pour la paix, les programmes économiques, et davantage », a-t-il annoncé.
Du côté ukrainien, le conseiller Dmytro Lytvyn a confirmé la poursuite : les parties « ont convenu de continuer demain ».
Rencontre à la chancellerie : Merz, Zelensky et la ligne de front
Dimanche après-midi, à la chancellerie de Berlin, Friedrich Merz a accueilli Volodymyr Zelensky, en présence de Steve Witkoff et Jared Kushner, les émissaires de Trump.
Le décor affichait les drapeaux américain, ukrainien et européen flottant côte à côte.
Merz a donné le ton : « les questions difficiles étaient sur la table », a-t-il lancé, soulignant que « les intérêts ukrainiens sont aussi les intérêts européens ».
Zelensky lui-même a fait une apparition discrète à la chancellerie, quittant les lieux peu avant 21h00 (20h00 GMT). Sous pression, il campe sur ses positions, refusant tout compromis.
Il exige un gel de la ligne de front et l’arrêt des combats, ne voulant pas céder un pouce de régions orientales comme le Donetsk.
Il réclame aussi des garanties de sécurité européennes et américaines, avec des mécanismes dissuasifs inspirés de l’article 5 de l’OTAN sans aller jusqu’à l’adhésion.
Ce plan dort pour l’instant dans les tiroirs de Washington sans écho. L’équipe de Trump, pressée d’une paix rapide, contraste avec l’approche plus hésitante des Européens.
Les Européens à la rescousse pour la sécurité continentale
Lundi soir, une ribambelle de dirigeants européens est attendue à Berlin. Ils veulent harmoniser leurs positions et faire front commun avec Kiev contre les revendications du Kremlin, craignant que Trump ne lâche l’Ukraine pour boucler une paix rapide et relègue l’Europe au rang de spectateur.
Cette mobilisation trahit la volonté des Européens de grappiller du poids sur la sécurité continentale, avançant que la Russie est une menace pour celle-ci.
Zelensky enchaîne les rendez-vous du lundi, notamment un entretien avec Friedrich Merz, suivi d’un forum économique germano-ukrainien.
De l’autre côté, à Moscou, l’attitude reste de marbre. Youri Ouchakov, conseiller de Poutine pour les affaires étrangères, a rejeté d’un revers de main les amendements proposés par les Ukrainiens, sans même en avoir pris connaissance.
Trump, dans tout ça, trépigne d’impatience face à la lenteur des discussions autour de son plan de règlement du conflit.
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