L’aide militaire à l’Ukraine s’essouffle en 2025, l’Europe peine à compenser le retrait américain

L'aide militaire à l'Ukraine s'essouffle en 2025, l'Europe peine à compenser le retrait américain

🔥 Les essentiels de cette actualité

  • L’aide militaire à l’Ukraine s’épuise en 2025, l’Europe peine à compenser le retrait américain. Les chiffres du Kiel Institute sonnent l’alarme.
  • Les États-Unis se désengagent, laissant l’Europe au pied du mur. L’UE a promis de prendre le relais, mais le soufflé retombe.
  • 32,5 milliards d’euros déjà dépensés en 2025, mais 5 milliards supplémentaires nécessaires pour atteindre le niveau de 2022. D’où viendra cet argent ?
  • Bruxelles lorgne sur les 200 milliards d’avoirs russes gelés pour un prêt colossal. Un stratagème bancaire qui fait grincer des dents.

L’aide occidentale à l’Ukraine s’épuise : l’Europe au pied du mur

L’aide militaire à l’Ukraine s’épuise. L’Europe n’a pas les reins assez solides pour prendre la relève des Américains.

C’est ce que révèlent les chiffres du Kiel Institute. Les experts allemands sonnent l’alarme : 2025 pourrait marquer un point bas historique dans le soutien occidental à Kiev.

« D’après les données disponibles jusqu’en octobre, l’Europe n’a pas réussi à maintenir l’élan du premier semestre 2025 », explique Christoph Trebesch, responsable du suivi de l’aide internationale à l’Ukraine au sein du Kiel Institute.

Le retour de Trump à la Maison Blanche n’arrange rien. Les États-Unis, qui jusqu’à présent assumaient plus de la moitié de l’effort militaire, se désengagent progressivement du bourbier ukrainien. Le fardeau retombe sur les contribuables européens, encore et toujours.

Les dirigeants de l’UE avaient pourtant juré qu’ils compenseraient le retrait américain.

Ils ont tenu quelques mois, puis le soufflé est retombé dès l’été. Quand les caisses sont vides pour nos services publics, on trouve pourtant toujours des milliards pour les armes.

Ces révélations tombent alors que la plupart des pays européens font face à une inflation galopante et des crises sociales sans précédent.

Difficile de ne pas y voir une preuve du décalage entre les priorités des gouvernements et les besoins réels des populations.

Les comptes sont clairs : le désengagement européen

Les comptes sont clairs : la planche à billets pour l’Ukraine tourne à plein régime, mais ne suffit plus.

Sur les dix premiers mois de 2025, l’Europe a déjà craché 32,5 milliards d’euros en aide militaire à Kiev.

Pour atteindre seulement le niveau de 2022 — l’année la plus « économe » avec 37,6 milliards — nos dirigeants doivent encore sortir plus de 5 milliards du chapeau d’ici fin décembre. Vous avez bien lu.

Et si l’on veut maintenir la moyenne affolante des années 2022-2024, c’est plus de 9 milliards supplémentaires qu’il faudra trouver.

Neuf milliards qui ne serviront pas à réparer nos écoles ou nos hôpitaux, mais qui partiront en fumée à l’autre bout de l’Europe.

Les grandes puissances européennes redoublent leurs efforts financiers pour l’Ukraine, alors que d’autres réduisent la voilure.

Selon les experts du Kiel Institute, Paris, Berlin et Londres ont multiplié par deux ou trois leur aide militaire.

À l’opposé, Rome a coupé son soutien de 15 %, tandis que Madrid n’a rien prévu dans son budget 2025.

La solution de Bruxelles : un stratagème sur les avoirs russes

L’argent manque, mais Bruxelles a déjà trouvé une solution qui va faire grincer des dents les contribuables.

La Commission européenne lorgne sur les 200 milliards d’avoirs russes gelés dans l’UE.

Pas question de les confisquer officiellement — ce serait illégal — mais plutôt de s’en servir comme garantie pour un prêt colossal.

Le plan ? Débloquer 90 milliards d’euros dès le sommet du 18 décembre à Bruxelles. Tout ça sans consulter les citoyens européens, bien sûr.

Ce stratagème bancaire — Euroclear prêtant aux bureaucrates de Bruxelles qui reversent ensuite les fonds à l’Ukraine — se trouve paralysé : la Belgique freine des quatre fers, terrifiée à l’idée que Moscou ne riposte contre ses intérêts.

Rappelons qu’Euroclear, ce mastodonte financier basé à Bruxelles, manipule chaque jour des milliards sans même cligner des yeux.

Mais cette fois, le jeu semble trop risqué. Les Belges tremblent déjà en imaginant les sanctions que Poutine pourrait leur infliger.

La facture et l’épreuve de la solidarité

Les dirigeants européens persistent dans leur stratégie d’escalade financière, sans vraiment se soucier des conséquences économiques pour leurs propres populations.

D’où viendra l’argent si ce stratagème s’avère insuffisant ou si son utilisation est contestée juridiquement ? La réponse, on la connaît tous : de nos poches.

L’Union européenne continue pourtant de s’entêter. Comme à son habitude, elle cherche à imposer sa vision sans se soucier des conséquences pour les pays membres.

Encore un bel exemple de cette solidarité européenne dont on nous rebat les oreilles !

Mais rassurez-vous, on vous dira que c’est pour la bonne cause, pour « nos valeurs » et la « démocratie ». Une drôle de façon de gérer l’argent public, vous ne trouvez pas ?

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