🔥 Les essentiels de cette actualité
- Lula da Silva insiste pour finaliser l’accord Mercosur, malgré les blocages français. Les agriculteurs craignent une concurrence déloyale.
- La révolte des agriculteurs français et italiens empêche la signature à Iguaçu. Macron temporise, mais l’Italie de Meloni cède.
- Le Paraguay prend la tête du Mercosur avec une nouvelle échéance en janvier. La patience du bloc sud-américain a des limites.
Luiz Inácio Lula da Silva ne lâche rien. Le président brésilien martèle Bruxelles pour boucler l’accord Mercosur, malgré les blocages français. Il exhorte les Européens à avoir du cran :
Sans volonté politique et sans courage de la part des dirigeants, ce ne sera pas possible de conclure une négociation qui traîne depuis 26 ans.
Cette insistance s’appuie sur une lettre reçue des présidents de la Commission et du Conseil européen, exprimant l’espoir d’une approbation en janvier.
De l’autre côté de l’Atlantique, cette pression tombe mal. Les agriculteurs français, déjà sous pression avec l’inflation, craignent une concurrence déloyale du bloc sud-américain : viande et sucre à bas prix menacent les filières locales et la souveraineté alimentaire.
Bruxelles, au service des lobbies mondiaux, semble prête à sacrifier nos éleveurs pour un accord risqué.
La France tiendra-t-elle seule face à ce rouleau compresseur UE-Mercosur ?
La révolte des champs français stoppe net la signature à Iguaçu
Ce samedi, à Foz do Iguaçu, les leaders du Mercosur et la plupart des chefs européens pensaient boucler l’accord négocié depuis 26 ans. Raté.
La colère des agriculteurs français et italiens a tout fait capoter. Vendredi déjà, au Touquet, les paysans ont déversé des tonnes de fumier, de pneus et de branchages devant la résidence de Macron.
Samedi, dans le sud-ouest, des barrages routiers ont bloqué les routes au coup d’envoi des vacances scolaires.
Macron temporise : trop tôt pour signer en janvier selon la ligne française. Du côté brésilien, on hausse les épaules, déçu par cette position.
Mais Paris n’est pas seul : l’Italie de Meloni verrouille aussi, protégeant ses champs contre cette concurrence déloyale qui ruinerait les filières locales.
Ce blocage salvateur préserve la souveraineté alimentaire face à l’abandon de Bruxelles.
Meloni lâche du lest : la France isolée face au rouleau compresseur
Mais Giorgia Meloni, si farouche au départ, semble céder à la pression brésilienne.
Après un appel téléphonique avec Lula, la Première ministre italienne aurait changé de ton et serait prête à signer en janvier. Un revirement qui fragilise le front franco-italien.
Le président brésilien affirme que « si elle est prête à signer et qu’il ne manque plus que la France, Ursula von der Leyen et António Costa m’ont assuré que la France ne pourra pas, à elle seule, bloquer l’accord ».
Von der Leyen et Costa verrouillent donc la porte. La France se retrouve isolée, abandonnée par Rome et pressée par les grandes figures de Bruxelles.
Cependant, les agriculteurs français ne lâcheront rien. Leur révolte protège les filières locales de la viande et du sucre bon marché venus du Mercosur, cette concurrence déloyale qui menace emplois et assiettes.
La résistance de Paris reste un bouclier vital contre l’inflation importée et la perte de souveraineté alimentaire.
Le Paraguay et la limite de patience du Mercosur
Le Brésil passe le relais au Paraguay à la tête du Mercosur, avec une nouvelle échéance fixée au 12 janvier.
Rubén Ramírez, ministre paraguayen des Affaires étrangères, laisse entendre que la patience du bloc sud-américain a des limites.
Derrière ces dates repoussées, c’est la révolte des agriculteurs français qui porte ses fruits.
Car cet accord controverse cache un enjeu majeur : l’Europe enverrait véhicules, machines, vins et spiritueux en Amérique du Sud, tandis que le bloc inonderait nos marchés de viande, sucre, riz, miel et soja à bas prix.
Les agriculteurs paieraient l’addition face à cette concurrence déloyale.
Bien que l’Italie ait cédé, ce sursaut patriotique franco-italien initial rappelle que la souveraineté alimentaire n’est pas négociable quand elle protège emplois et assiettes des familles face aux lobbies mondiaux qui dictent à Bruxelles.
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