🔥 Les essentiels de cette actualité
- L’UE assouplit son interdiction des voitures thermiques d’ici 2035, cédant à la pression industrielle. Le Pacte vert de von der Leyen fléchit face à la réalité.
- L’industrie automobile européenne agonise sous l’invasion chinoise. Les constructeurs européens laminés, les usines ferment et les emplois disparaissent.
- L’Allemagne mène la charge pour la neutralité technologique, défendant les hybrides et carburants synthétiques. Une victoire du réalisme contre l’idéologie verte.
- Réactions mitigées : Weber y voit un frein aux populistes, tandis que la France et l’Espagne craignent pour l’électrique. Un équilibre délicat à trouver.
Bruxelles fléchit. Après des années d’idéologie verte rigide, l’Union européenne s’apprête à assouplir son interdiction des ventes de voitures neuves essence et diesel d’ici 2035.
Cette mesure phare du Pacte vert, brandi par Ursula von der Leyen comme un totem pour la neutralité carbone en 2050, cède face à la réalité brutale.
L’Allemagne, pragmatique, pousse pour cette « neutralité technologique » : le maintien après 2035 des moteurs thermiques sous certaines conditions.
Le contexte de la crise : l’invasion chinoise et l’agonie européenne
L’industrie auto du Vieux Continent agonise. Les constructeurs européens ne tiennent plus debout, laminés par l’invasion chinoise à prix cassés et les tensions commerciales avec les Américains.
« En danger de mort », avait lancé en mars Stéphane Séjourné, vice-président de la Commission européenne. Les usines ferment, les emplois s’évaporent.
BYD et ses clones trustent les parts de marché, tandis que les ventes des marques européennes s’effondrent.
L’Europe paie cash l’arrogance de sa bureaucratie bruxelloise, qui a misé tout sur une transition électrique forcée sans bouclier contre les dumpings asiatiques.
Les négociations et la victoire du réalisme
À Bruxelles, les négociations tournent au pugilat. La Commission européenne et les États membres s’affrontent dans des discussions interminables.
L’enjeu ? Une réduction de 90 % des émissions de CO2 pour les flottes en 2035, sans bannir définitivement les moteurs thermiques après cette date.
L’Allemagne, l’Italie et la Pologne mènent la charge pour imposer la neutralité technologique, mettant en avant des technologies comme les hybrides rechargeables, prolongateurs d’autonomie et carburants synthétiques.
Ces champions de l’industrie arrachent une concession vitale contre la dérive idéologique verte.
Réactions politiques et industrielles à l’assouplissement
Manfred Weber, le patron du PPE, y voit une parade rusée contre les sirènes populistes.
Pour lui, cet assouplissement prive les anti-UE d’un de leurs arguments massue en supprimant « un des angles d’attaque » des mouvements hostiles à l’Europe.
L’Allemand défend bec et ongles cette brèche ouverte dans la chimère verte du Pacte vert.
Mais la France et l’Espagne grincent des dents. Paris et Madrid craignent que ces concessions ne torpillent les investissements dans l’électrique et la filière batteries européenne, déjà chahutée par les dumpings chinois.
Ursula von der Leyen tente de calmer le jeu. Elle annonce un projet de petits véhicules électriques abordables, un soutien aux batteries et au verdissement des flottes professionnelles. Elle défend une préférence marquée pour les composants locaux.
Du côté de l’industrie, Sigrid de Vries, à la tête de l’ACEA, l’association des constructeurs européens, affirme :
Nos demandes ne sont pas des souhaits facultatifs, ce sont des exigences essentielles pour maintenir la rentabilité du secteur, préserver les emplois, financer la décarbonation et rester compétitifs face à une concurrence mondiale féroce.
En revanche, Transport & Environment (T&E) dénonce cette orientation. Son directeur, William Todts, critique les concessions accordées aux constructeurs.
Il craint que la neutralité technologique post-2035 ne signe un retard fatal face à l’invasion chinoise.
IMPORTANT - À lire
L'Europe cède face à la réalité brutale de l'industrie automobile en péril. Bruxelles fléchit sur son idéologie verte rigide et s'apprête à assouplir l'interdiction des moteurs thermiques. Une concession vitale arrachée par l'Allemagne et ses alliés.
Pour aller plus loin et décrypter les enjeux géopolitiques qui se cachent derrière cette actualité brûlante, plongez chaque mois dans notre revue papier. Des analyses approfondies et exclusives pour mieux comprendre un monde en plein bouleversement.
