Macron défend son plan Marseille de 5 milliards d’euros malgré le rapport critique de la Cour des comptes

🔥 Les essentiels de cette actualité

  • Emmanuel Macron défend son plan Marseille de 5 milliards d’euros, malgré les critiques de la Cour des comptes sur son inefficacité.
  • Le président met en avant des avancées contre le narcotrafic et l’habitat insalubre, mais les fusillades persistent dans les quartiers nord.
  • La Cour des comptes dénonce un défaut de cohérence et un suivi indigent des opérations, révélant l’impuissance de l’État.

Quatre ans après le lancement de son méga-plan phocéen doté de 5 milliards d’euros, Emmanuel Macron persiste et signe dans La Tribune Dimanche 14 décembre.

L’État, assure-t-il, va vaincre le narcotrafic qui gangrène Marseille.

« Nul ne peut nier que les choses bougent et que l’État est au rendez-vous avec constance et sans tergiverser », lance-t-il.

Nul ne peut nier que les choses bougent et que l’Etat est au rendez-vous avec constance et sans tergiverser.

Il met en avant la réduction de l’habitat insalubre, les renforts de policiers et de magistrats, les démantèlements de points de deal, ainsi que les améliorations des transports, des écoles et l’accompagnement des entreprises.

Ces promesses tonitruantes sonnent creux. Les fusillades rythment encore les quartiers nord : il y a un mois, le frère d’Amine Kessaci, militant antidrogue acharné, tombait sous les balles des trafiquants.

Macron annonce un déplacement sur place dès le lendemain. Il refuse que l’État serve de bouc émissaire dans la course à la mairie.

Cette rhétorique conquérante masque mal l’impuissance face à ce fléau, tandis que les Marseillais trinquent à la violence quotidienne et à l’inflation galopante.

La Cour des comptes dénonce l’inefficacité structurelle du plan

Dans un rapport d’octobre 2024, la Cour des comptes passe au crible le plan Marseille en grand, ce mastodonte de 5 milliards d’euros censé régénérer la cité phocéenne.

Loin des fanfares optimistes, les magistrats financiers pointent du doigt un défaut de cohérence flagrant et un suivi indigent des opérations.

Les promesses de victoire masquent un fiasco organisationnel où l’argent public s’évapore sans vraiment toucher aux racines du mal : le narcotrafic qui pourrit les quartiers et alimente l’insécurité quotidienne.

Ces faiblesses structurelles révèlent l’impuissance d’un État centralisateur. Il noie les villes dans des plans pharaoniques sans en maîtriser les leviers.

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