🔥 Les essentiels de cette actualité
- Les États-Unis optimistes après deux jours de négociations à Berlin, un accord de paix en vue.
- La Russie prête à accepter le projet, garanties de sécurité fortes pour l’Ukraine.
- Trump propose un compromis sur le Donbass et l’adhésion à l’OTAN, Zelensky satisfait.
- Les pourparlers continuent avec Macron et von der Leyen, Trump se joint par téléphone.
Après deux jours intenses de tractations à Berlin avec les États-Unis, lancées dimanche 14 décembre, les représentants américains respirent l’optimisme.
Un projet d’entente de paix, initié par Washington, semble prendre forme. Lundi 15 décembre, un haut dirigeant américain perçoit la Russie comme prête à avaliser ce texte.
Les pourparlers entre Russes et Ukrainiens semblent avancer à grands pas. Le projet d’accord prévoit des garanties de sécurité très fortes pour Kiev, comparables à celles de l’article 5 du traité de l’OTAN.
L’Ukraine et les dirigeants européens se montrent d’ailleurs très satisfaits de cette proposition.
Volodymyr Zelensky estime que la « conversation était productive, avec beaucoup de détails, vraiment beaucoup » — tout en admettant : « ce n’est jamais facile ».
La suite des pourparlers se dessine en soirée. Plusieurs dirigeants européens, dont Emmanuel Macron et Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, sont attendus pour un dîner d’État, avec plusieurs dirigeants européens. Donald Trump doit les joindre par téléphone à cette occasion.
Les nœuds gordiens : Donbass et OTAN
Bien que plusieurs indicateurs semblent au vert pour l’adoption d’un accord, des points de discorde restent très sensibles.
La Russie exige l’intégralité du Donbass pour sécuriser ses intérêts face à l’expansionnisme perçu à ses frontières, ce que rejette catégoriquement Kiev.
Si les Européens soutiennent la ligne rouge de Zelensky, les États-Unis proposent une voie alternative : la zone serait démilitarisée.
Cet échange serait conditionné au retrait des troupes russes de Soumy, Kharkiv et Dnipropetrovsk. Les soldats russes se maintiendraient toutefois dans les régions de Kherson et Zaporijia.
De même, l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN est une source de tension majeure.
Kiev y voit la clé de sa sécurité face à Moscou, qui rejette avec force cette hypothèse, y percevant un risque existentiel.
Donald Trump a écarté cette demande et dépêché Mark Rutte, secrétaire général de l’OTAN, à Berlin. Mark Rutte détaille l’approche :
Nous discutons de la manière dont, à défaut d’une adhésion à l’Otan, nous pouvons garantir la protection de l’Ukraine, par elle-même mais aussi avec l’aide d’autres pays.
Zelensky a qualifié cette ouverture de premier « compromis », signe que le réalisme américain semble gagner du terrain.
Ce nouvel équilibre, porté par les négociateurs américains, pourrait sonner la fin des conflits coûteux qui pèsent sur les économies – inflation, factures énergétiques exorbitantes et tensions régionales.
La Russie, défendant ses intérêts légitimes, ne veut pas d’expansionnisme à ses frontières.
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