🔥 Les essentiels de cette actualité
- Le gel fiscal de Lecornu rapportera 1,9 milliard d’euros à l’État, mais à quel prix pour les contribuables ? Découvrez les impacts.
- Des foyers jusque-là non imposables devront payer, tandis que d’autres verront leur impôt augmenter. Une hausse déguisée ?
- Le gouvernement promet de protéger les ménages modestes, mais aucune mesure concrète n’est encore visible. Est-ce suffisant ?
- En plus du gel, de nouvelles taxes visent les contribuables les plus aisés. Une machine fiscale qui s’emballe ?
Le gel fiscal devrait rapporter 1,9 milliard d’euros dans les caisses de l’État. Demain, plusieurs foyers qui échappaient jusque-là à l’impôt vont devoir passer à la caisse, tandis que d’autres verront leur note s’alourdir.
Après nous avoir matraqués d’impôts, l’État continue de nous prendre pour des vaches à lait, pendant que nos salaires stagnent et que l’inflation nous étrangle.
Ils nous disent : « C’est pour le bien commun », mais on se demande bien où passe tout cet argent…
Le coup fourré du gouvernement
Dans son projet de budget, Sébastien Lecornu a glissé une mesure passée presque inaperçue : le gel des barèmes de l’impôt sur le revenu et de la CSG pour l’an prochain.
En temps normal, ces barèmes sont révisés chaque année en fonction de l’inflation, afin d’éviter que les hausses de salaires ne fassent mécaniquement grimper l’impôt. Mais cette fois, pas question.
Concrètement, ce gel reviendrait à augmenter les impôts des ménages dont les revenus ont suivi l’inflation et à rendre imposables des contribuables qui ne l’étaient pas auparavant.
En clair : ce que le gouvernement appelle “ajustement technique” n’est rien d’autre qu’une hausse d’impôt déguisée.
Selon les estimations du ministère de l’Économie, 200 000 nouveaux foyers fiscaux pourraient ainsi devoir payer l’impôt sur le revenu en 2026.
L’exécutif présente cette mesure comme le « miroir du gel de l’ensemble des prestations sociales ».
Autrement dit : on gèle les aides d’un côté, les barèmes fiscaux de l’autre, et tout le monde perd au change.
Avec ce gel, le gouvernement espère percevoir 1,9 milliard d’euros de recettes supplémentaires via l’impôt sur le revenu et 300 millions d’euros via la CSG, qui finance notamment la Sécurité sociale et l’assurance chômage.
Une technique bien rodée
La technique est connue : on bloque les barèmes, on encaisse quelques milliards sur le dos des travailleurs, puis on prétend qu’il s’agit d’un simple ajustement comptable.
Les Français, eux, verront la différence sur leurs feuilles d’impôt — mais trop tard pour protester.
On assure que l’impact sera limité, puisque l’inflation est attendue autour de 1 % cette année.
En d’autres termes, les barèmes n’auraient été relevés que d’environ 1 % en 2026.
Sauf que cette inflation “officielle” n’a rien à voir avec la réalité : au supermarché, sur le loyer ou à la pompe, les prix flambent bien au-delà de ce chiffre rassurant.
Résultat : l’ajustement fiscal minime annoncé ne compensera pas la perte réelle de pouvoir d’achat.
Encore une fois, les petits contribuables vont trinquer pendant que l’État continue de ponctionner sans vergogne.
Des promesses en trompe-l’œil
Lecornu promet de “préserver les ménages modestes” en envisageant des aménagements lors de la discussion budgétaire.
Mais pour l’instant, aucune mesure concrète n’apparaît dans le projet de budget présenté à la presse.
Certes, un système de décote existe déjà pour alléger l’impôt sur le revenu des foyers les plus modestes — notamment les couples rémunérés autour du Smic — ce qui fait qu’aujourd’hui, la moitié des foyers fiscaux ne paient pas l’impôt sur le revenu.
Mais ce mécanisme risque fort d’être insuffisant pour compenser la nouvelle ponction.
Comme souvent, le gouvernement reprend d’une main ce qu’il prétend donner de l’autre.
Le “couperet de l’impôt” retombera sur ceux qui travaillent et épargnent, pendant que d’autres bénéficieront toujours de largesses budgétaires.
Le barème de l’impôt prend l’eau
Ce barème, censé protéger les ménages modestes, est désormais vidé de son sens.
Avec ce gel, 1,9 milliard d’euros tomberont directement dans les poches de l’État via l’impôt sur le revenu, plus 300 millions grâce à la CSG.
Pendant ce temps, la promesse d’un allègement de la pression fiscale s’éloigne encore un peu plus.
C’est toujours dans la poche du citoyen qu’on vient chercher l’argent, pendant que le caddie du supermarché se vide et que les salaires stagnent.
Une ponction silencieuse, qui ne dit pas son nom, mais qui frappera durement la classe moyenne.
Une machine fiscale qui s’emballe
Et ce n’est pas tout. Le matraquage fiscal ne s’arrête pas là. La contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR), pourtant imaginée comme temporaire, sera prolongée d’un an.
Elle impose un taux minimal de 20 % aux ménages dont les revenus dépassent 250 000 euros pour un célibataire et 500 000 euros pour un couple, en plus de la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus (CEHR).
Le texte prévoit également une nouvelle taxe sur les holdings patrimoniales, ces structures souvent utilisées pour protéger ou transmettre un patrimoine familial. Autrement dit, le gouvernement élargit encore le champ de la ponction.
Au total, l’exécutif table sur 6,5 milliards d’euros de recettes supplémentaires issues de ces mesures visant les contribuables “les plus aisés”.
Un chiffre impressionnant sur le papier, mais dérisoire comparé aux 30 milliards d’euros d’économies prévues sur les services publics dès 2026.
Nos hôpitaux, nos écoles et nos infrastructures continueront donc de se dégrader, pendant que l’État se félicite de “faire contribuer les plus riches”. En réalité, c’est la France d’en bas qui paiera l’addition, comme toujours.
Un “effort national” à sens unique
Le discours est rodé : “effort partagé”, “justice fiscale”, “solidarité nationale”. Mais dans les faits, le fardeau repose toujours sur les mêmes.
Le gouvernement, incapable de réduire son train de vie, choisit la facilité : geler, taxer, ponctionner.
Et pendant qu’on nous promet que ces mesures seront “temporaires”, chacun sait que ce temporaire finira par devenir la norme.
Le gel fiscal de Lecornu illustre une fois encore la logique d’un État qui dépense sans compter, puis revient vider les poches des Français pour combler son déficit. Le tout, sous couvert de “responsabilité budgétaire”.
IMPORTANT - À lire
Vous voulez aller plus loin que ce nouveau coup fourré fiscal du gouvernement ? Chaque mois, notre revue papier décrypte l'actualité et la géopolitique sans langue de bois. Des analyses exclusives pour voir clair dans le jeu des puissants.
Abonnez-vous dès maintenant pour recevoir votre premier numéro. Plongez au cœur des enjeux qui façonnent notre monde, avec des experts passionnés et engagés. La revue qu'il vous faut pour comprendre les dessous de l'actualité.
