🔥 Les essentiels de cette actualité
- Élisabeth Borne défend le 49.3 pour adopter le budget malgré le déficit record de la Sécu. Elle juge le texte insatisfaisant mais nécessaire.
- Le projet de budget 2026 vise une réduction du déficit, mais échoue à atteindre ses objectifs. Borne appelle à accélérer les travaux.
- Face aux critiques, Borne réaffirme que le 49.3 est un outil moins engageant pour l’opposition, permettant l’adoption sans vote.
À quelques encablures du 31 décembre, l’Assemblée nationale s’écharpe encore sur le Budget 2026, un projet qui craque de partout sous le poids d’un déficit budgétaire explosif.
L’ancienne Première ministre Élisabeth Borne, redevenue députée, s’est confiée au Parisien pour défendre l’adoption du texte malgré les divisions.
Un objectif de réduction manqué
Le projet de budget de la Sécurité sociale (PLFSS) est une source de préoccupation majeure pour l’ancienne cheffe du gouvernement.
Elle rappelle avoir voté le texte pour « assurer la stabilité », mais juge que celui-ci n’est « satisfaisant ni pour moi ni pour personne ».
Elle s’inquiète du fossé entre les ambitions initiales et la réalité chiffrée :
C’est à la fois un soulagement qu’on puisse avancer et une préoccupation quand je vois le niveau de déficit auquel on arrive.
Le gouvernement visait une réduction de 23 à 17 milliards d’euros pour 2026. Borne constate : « Finalement, on termine à 24. »
Elle insiste sur l’urgence d’une résolution, appelant à l’accélération des travaux :
Nous ne sommes pas sur la bonne trajectoire. On doit tout faire pour pouvoir avoir un budget avant la fin de l’année.
e 49.3 : un outil « moins engageant » pour l’opposition
Face à ce chaos parlementaire, Borne réaffirme le rôle crucial de l’article 49.3 de la Constitution.
Ayant elle-même employé l’outil vingt-trois fois en dix-huit mois à Matignon, elle prend la défense de son usage potentiel dans ce climat politique miné par les incertitudes.
Elle balaye les critiques qui dépeignent le 49.3 comme une menace, citant des personnalités de tous bords :
J’ai entendu des personnalités aussi différentes que François Hollande ou Gérard Larcher dire qu’on ne doit pas se priver du 49.3.
Elle exhorte à sortir des jugements : « Sortons des caricatures : cet outil n’est pas un passage en force. C’est une façon moins engageante pour les oppositions de permettre l’adoption d’un texte, sans devoir le voter. »
Par ailleurs, Sébastien Lecornu est parvenu à faire adopter le PLFSS sans 49.3, un succès que Borne attribue à une « longue évolution des relations entre le Parlement et le gouvernement. »
Cependant, la députée conclut par un appel résolument politique : « Il est très important que la force centrale à laquelle je crois puisse se structurer et se mette en situation de remporter la prochaine élection présidentielle. »
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