Près de 90 % des officines à l’arrêt pour protester

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🔥 Les essentiels de cette actualité

  • 92 % des pharmacies fermées ce samedi pour protester contre la réduction des remises sur les génériques, prévue en 2025 et 2027.
  • Les pharmaciens alertent : une officine sur trois pourrait disparaître, impactant surtout les petites structures familiales et l’accès aux soins de proximité.
  • L’Union de syndicats exige la suspension de l’arrêté et annonce des actions renforcées après l’été, incluant des fermetures systématiques tous les samedis.

Ce samedi 16 août, trouver une pharmacie ouverte relèvera de l’exploit : selon l’Union de syndicats de pharmaciens d’officine (Uspo), 92 % des officines baisseront le rideau sur tout le territoire, avec certaines régions où la mobilisation atteindra 100 %.

Le mot d’ordre est clair : « Fermer un jour pour ne pas fermer pour toujours ».

À l’origine de cette colère, un arrêté publié le 4 août réduit drastiquement les remises commerciales sur les médicaments génériques.

Ces ristournes, pouvant atteindre 40 % du prix fabricant, tomberont à 30 % dès septembre 2025 puis à 20 % en 2027.

Pour les officines déjà ébranlées par des réformes successives, c’est un coup de massue : les génériques représentaient une bouffée d’oxygène économique, et le gouvernement vient de fermer la bonbonne.

La survie des pharmacies en jeu

Le syndicat majoritaire alerte : une pharmacie sur trois pourrait disparaître, soit 6 000 fermetures touchant en priorité les petites structures familiales.

Dans les campagnes, il faudra parfois parcourir des dizaines de kilomètres pour trouver un pharmacien.

Derrière ces chiffres se cachent des vies concrètes : la grand-mère qui ne trouve plus son traitement contre l’hypertension, l’enfant qui attend son antibiotique.

Quand une officine ferme, ce n’est pas seulement un commerce qui disparaît, c’est un maillon entier de l’accès aux soins de proximité qui se brise.

Une mobilisation qui s’amplifie

Pendant que le gouvernement gratte des millions sur les officines, certains budgets colossaux restent intouchables.

C’est une austérité qui ne dit pas son nom, appliquée aux services de santé de proximité, et encore une fois, ce sont les Français ordinaires qui paient l’addition.

L’Uspo exige la suspension immédiate de l’arrêté et appelle à reprendre les négociations.

Les pharmacies de garde sont en grève illimitée depuis le 1er juillet et, après l’été, les actions vont se durcir avec un rassemblement massif devant le Parlement et des fermetures systématiques tous les samedis à partir du 27 septembre.

Le cri d’alarme des pharmaciens


Ces professionnels qu’on consulte souvent avant même un médecin n’en peuvent plus.

Ils rejoignent la longue liste des métiers essentiels méprisés.

Ce mouvement n’est pas un caprice mais un signal vital : si l’on continue sur cette voie, ce ne sont pas seulement des comptoirs qui disparaîtront, mais une partie de notre système de santé, emportée dans l’indifférence glaciale de ceux qui prétendent le défendre.

IMPORTANT - À lire

Derrière ces fermetures de pharmacies se cache une réalité alarmante : l'accès aux soins de proximité est en danger. Si le gouvernement continue de gratter des millions sur les officines, ce sont les Français ordinaires qui paieront l'addition.

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