🔥 Les essentiels de cette actualité
- Les campings français affichent une hausse de +2 % à +2,5 % de fréquentation, mais les vacanciers se serrent la ceinture.
- Les touristes étrangers et les Français privilégient désormais les emplacements nus, moins chers que les hébergements en dur.
- Le pouvoir d’achat en baisse se reflète dans des séjours plus courts et moins de dépenses en extras et restaurants.
- Les campings premium voient leurs investissements menacés, forçant un changement de modèle économique.
Les campings en France affichent un bon taux de remplissage cet été. « On est à +2 % et on s’approche des +2,5 % » de fréquentation, indiquait ce mardi Nicolas Dayot, président de la Fédération nationale de l’hôtellerie de plein air (FNHPA), sur RMC.
Mais si les campings remplissent leurs emplacements, les vacanciers, eux, se serrent la ceinture.
Les touristes étrangers, qui représentent près d’un tiers de la clientèle, privilégient désormais les emplacements nus pour tentes, caravanes ou camping-cars, nettement moins chers que les hébergements en dur.
Les Français connaissent la même contrainte. Eux qui préféraient mobile-homes et chalets, se reportent eux aussi sur les options les plus basiques. Beaucoup grattent jusqu’au dernier centime pour maintenir leurs vacances.
Le camping, miroir des difficultés économiques
Cette évolution illustre la chute du pouvoir d’achat. Le camping, longtemps perçu comme refuge des vacances populaires, devient lui aussi un lieu de sacrifices.
Le panier moyen s’est réduit. Les séjours sont plus courts, les extras disparaissent, les repas au restaurant reculent.
Les hébergements haut de gamme, jadis moteurs du chiffre d’affaires, restent vides. Les mobile-homes spacieux avec jacuzzi, symbole du confort accessible, n’attirent plus.
Un impact direct sur l’industrie du tourisme
Les campings qui avaient misé sur les installations « premium » voient leurs investissements menacés. Pour survivre, certains devront revoir leur modèle économique.
« Les campings trois, quatre, cinq étoiles font un carton avec 86 % de la fréquentation totale, mais cette année, les clients vont à la pêche aux bonnes affaires et cherchent avant tout à ne pas se ruiner », ajoutait Nicolas Dayot.
Constat partagé par l’hôtellerie
Le 12 août, sur France Inter, Thierry Marx, président de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih), dressait le même constat.
Les touristes sont là, il y a une forte demande, mais malheureusement le pouvoir d’achat n’est pas là.
Selon lui, les vacanciers doivent arbitrer entre restaurant, loisirs ou transport, dont les prix flambent.
Des vacances au rabais pour les Français
Le résultat est sans appel : beaucoup renoncent aux loisirs, d’autres aux vacances elles-mêmes.
Dans la France actuelle, le tourisme populaire recule pendant que les élites restent sourdes.
Restaurateurs et hôteliers, eux, étouffent sous une politique économique qui étrangle les classes moyennes. La boucle est bouclée.
IMPORTANT - À lire
Cet été, les Français réduisent leur budget vacances, un constat alarmant qui reflète la chute du pouvoir d'achat. Les campings, miroir des difficultés économiques, voient les touristes se serrer la ceinture et privilégier les options les plus basiques. Un impact direct sur l'industrie du tourisme qui doit revoir son modèle économique pour survivre.
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