Ceinture de sécurité : Peugeot piégé par ses propres modèles

Les ceintures de certains modèles Peugeot 308 risquent de céder en cas d’accident

🔥 Les essentiels de cette actualité

  • Peugeot rappelle des milliers de 308 pour ceintures arrière défectueuses, un risque majeur en cas d’accident. Vérifiez votre véhicule pour savoir si vous êtes concerné.
  • Opel, Citroën, Ford et Jeep aussi touchés par des défauts graves, de fuites d’essence à airbags défaillants. La sécurité des conducteurs en jeu.
  • Des rappels à répétition et une communication minimale des constructeurs. Combien de temps encore les consommateurs devront-ils payer pour des voitures dangereuses ?

Peugeot rappelle des milliers de 308 fabriquées entre 2015 et 2019. En cause : des ceintures arrière défectueuses qui pourraient céder en cas d’accident. L’annonce est tombée le vendredi 15 août, un nouvel épisode dans la longue série de scandales de sécurité qui secouent l’automobile française.

Opel, Citroën, Ford et Jeep figurent aussi sur la liste noire, avec des défauts allant des fuites d’essence aux airbags qui risquent de ne pas se déployer.

Pendant ce temps, on nous demande de payer toujours plus cher pour des produits toujours moins fiables. Et les constructeurs, largement subventionnés par l’argent public, ne sont même pas capables d’assurer notre sécurité élémentaire.

Problèmes récurrents dans l’industrie automobile

Les Peugeot 308 fabriquées entre le 12 octobre 2015 et le 1er décembre 2019 sont concernées par ce rappel. Rapex, le site européen qui recense les produits dangereux, a publié la liste des numéros d’homologation touchés :
e22007/46040504 ; e22007/46040506 – 09 ; e22007/46040511 – 13 ; e22007/46040515 – 24 ; e22007/46040526.

Les propriétaires peuvent vérifier leur véhicule en consultant la case K de leur carte grise.

Les réparations seront prises en charge, mais combien de temps les véhicules resteront immobilisés ? Combien d’heures perdues pour corriger un défaut qui n’est pas de votre fait ?

Un fardeau pour les consommateurs

Comme toujours, les explications officielles sont minimales. Rappel Conso se contente d’indiquer que les ancrages des ceintures arrière risquent de céder sous l’impact. Et c’est aux automobilistes de se débrouiller pour contacter leur concessionnaire et immobiliser leur voiture.

Ces rappels à répétition posent une question simple : que vaut vraiment la qualité de nos véhicules ? On nous vend à prix d’or des modèles truffés de défauts, pendant que l’État pousse de force les consommateurs vers des voitures électriques hors de prix.

Des risques d’incendie sur la route

Et ce n’est pas tout. Le même jour, le gouvernement a signalé un autre défaut majeur touchant plusieurs marques : Peugeot, Opel, Alfa Roméo, DS, Citroën, Lancia, Jeep et Fiat. Problème : l’absence d’un écrou sur le circuit de carburant haute pression.

Derrière la communication aseptisée des autorités, la réalité est glaçante : des milliers de véhicules dangereux circulent encore, avec des familles à bord. Mais nos dirigeants se contentent de publier un simple avis de rappel.

Des systèmes de sécurité défaillants

La liste continue. Les Ford Tourneo Connect et Transit Connect Fourgonnette souffrent d’un défaut sur la caméra de recul, transformant chaque manœuvre en roulette russe.

Les utilitaires Toyota présentent, eux, une défaillance de leur freinage d’urgence automatique : un système censé sauver des vies, mais qui pourrait en coûter.

Des airbags qui explosent

Plus grave encore, certains modèles Citroën, DS et Opel sont équipés d’airbags potentiellement mortels.

Selon Rappel Conso, ces dispositifs peuvent « se détériorer au fil du temps et, s’ils sont déployés, une pression interne excessive peut provoquer l’éclatement du corps du gonfleur et des fragments de métal pourraient traverser le matériau du coussin, causant des blessures aux occupants ».

Voilà la réalité : des pannes récurrentes, des rappels tardifs, une communication minimaliste.

Pendant que les automobilistes risquent leur vie au volant, les dirigeants des constructeurs encaissent leurs bonus.

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