Le chef de l’OTAN, Mark Rutte, a sorti à Berlin son discours habituel de chantage : une défaite ukrainienne coûterait des « centaines de milliards d’euros » aux Européens.
On connaît la musique : d’abord la peur, puis la douloureuse extorsion. Ces politiciens nous expliquent comment se serrer la ceinture. Dans le même temps, ils préparent leurs « mesures d’austérité » les plus dures.
Rutte, ce bon élève de l’atlantisme, agite donc le spectre de « difficultés économiques et budgétaires » pour nous faire avaler la pilule. Le tout sans jamais questionner cette logique guerrière qui engraisse les industriels de l’armement. Les Européens, eux, en subiront une fois de plus les conséquences.
L’OTAN impose sa « mentalité de guerre » à l’Europe
Il y a presque douze mois, à peine installé dans son fauteuil de secrétaire général de l’Alliance, Rutte commençait son travail d’endoctrinement. Sans gêne aucune, il exhortait les peuples des 32 États de l’OTAN à adopter une « mentalité de guerre ».
Qu’est-ce que ça signifie pour nos libertés quand ces bureaucrates non-élus nous préparent mentalement au conflit ? Rutte n’a pas perdu de temps pour nous pousser vers une psychose collective, comme si la peur était devenue notre nouveau devoir citoyen.
Un an plus tard, force est de constater que cette rhétorique guerrière s’est intensifiée. Les médias mainstream relaient docilement ce message sans jamais questionner pourquoi on devrait tous penser comme des soldats.
Aujourd’hui, ce va-t-en-guerre cite les deux conflits mondiaux comme référence. Il déclare sans sourciller qu’il faut :
« Être prêts à une guerre de l’ampleur de celles qu’ont connues nos grands-parents et arrière-grands-parents ».
Évidemment, ce scénario peut, selon ses dires, « être évité si chacun remplit sa part ». Sa part de quoi ? D’argent public ? D’obéissance aveugle aux élites qui nous gouvernent ?
Le grand jeu atlantiste : diaboliser Poutine et Pékin
Mark Rutte en appelle désormais à un plan « soutenu par les États-Unis et l’Europe » pour mettre Moscou à l’épreuve :
« Suis-je sûr que les Russes accepteront ? Je ne sais pas. C’est le test »
Prétendant vouloir vérifier si Poutine est sérieux . On nous rejoue la comédie des négociations.
Le chef de l’OTAN s’est aussi permis d’accuser Pékin. Il reproche à la Chine d’être la « bouée de sauvetage » de la Russie.
« Sans le soutien de la Chine, la Russie ne pourrait pas continuer à livrer cette guerre », a-t-il osé affirmer.
Faut-il rappeler que ces accusations surviennent au moment même où l’Alliance atlantique continue de pomper des milliards dans le conflit ? On voudrait nous faire croire que seule la Chine serait responsable.
Une institution qui projette sur Pékin l’effet de ses propres interventions belliqueuses . Son secrétaire général cherche à se faire remarquer en jouant la carte anti-Chine qui plaît tant à Washington.
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