🔥 Les essentiels de cette actualité
- Emmanuel Macron bloque l’accord UE-Mercosur, exigeant un report pour protéger les agriculteurs français face au dumping sud-américain.
- Le gouvernement français demande de repousser les échéances de décembre et réclame des mesures de protection légitimes pour l’agriculture européenne.
- Les agriculteurs français voient dans le traité Mercosur une arme de destruction massive pour leurs exploitations, face à la concurrence des géants sud-américains.
Face à la grogne montante des agriculteurs, Emmanuel Macron a mis un coup de frein au rouleau compresseur de l’accord UE-Mercosur.
Il a directement appelé Ursula von der Leyen pour exiger un report de l’examen de ce pacte, jugé trop laxiste face au dumping sud-américain qui menace les filières nationales.
Sur le Mercosur, le président de la République constate qu’à ce stade le compte n’y est pas pour protéger les agriculteurs français. Les exigences françaises n’ont pas été remplies. Aussi, en relais de la position du gouvernement, il a demandé à la présidente de la Commission un report de l’examen de l’accord.
Le blocage stratégique face aux élites supranationales
Ce blocage stratégique arrive à point nommé. Les producteurs hexagonaux, asphyxiés par l’inflation et la concurrence déloyale des géants agricoles d’outre-Atlantique, voient dans cet accord une nouvelle dépossession au profit des élites supranationales.
Macron se pose en bouclier, mais pour combien de temps ? Ces acteurs attendent plus qu’un simple sursis : une vraie rupture avec cette UE, prête à inonder nos marchés de viandes et produits sensibles venus du Mercosur.
Du côté de Matignon, on enfonce le clou sans trembler. Le gouvernement français annonce cash sa demande de bloquer les signatures prévues cette semaine par les États européens.
Entre mardi et vendredi, la Commission européenne devait décrocher le feu vert des capitales pour parapher cet accord avec le Mercosur – Argentine, Brésil, Uruguay, Paraguay – pile avant le sommet prévu le 20 décembre à Foz do Iguaçu, au Brésil. Ursula von der Leyen y voit son grand moment, mais pas la France.
Repousser les échéances de décembre : un impératif français
« Alors qu’un sommet du Mercosur est annoncé le 20 décembre, il est clair dans ce contexte que les conditions ne sont pas réunies pour un quelconque vote sur une autorisation de signature de l’accord », assène un proche du dossier.
Alors qu’un sommet du Mercosur est annoncé le 20 décembre, il est clair dans ce contexte que les conditions ne sont pas réunies pour un quelconque vote sur une autorisation de signature de l’accord.
Pire, Matignon va plus loin : il faut repousser les échéances de décembre tout court.
« La France demande que les échéances de décembre soient repoussées pour continuer le travail et obtenir les mesures de protection légitimes de notre agriculture européenne », martèle-t-on depuis l’hôtel Matignon.
L’enjeu demeure un répit vital aux producteurs hexagonaux face à l’obstination bruxelloise.
Les agriculteurs français ne décollent pas. Ils voient dans le traité Mercosur une arme de destruction massive pour leurs exploitations.
Le gouvernement français exige des clauses de sauvegarde pour protéger « les filières de production agricole de toute perturbation de marché », mais aussi de « mesures-miroir notamment sur les pesticides et l’alimentation animale, afin que les produits importés entrant sur le marché intérieur respectent impérativement les normes environnementales. »
Les Vingt-Sept attendent un vote crucial au Parlement européen le 16 décembre sur ces mesures censées endiguer le raz-de-marée.
Un marché commun géant contre les petits exploitants
Déjà en septembre, la Commission a annoncé un suivi renforcé pour les produits les plus vulnérables – viande bovine, volaille, riz, miel, œufs, ail, éthanol, sucre. Ces miettes ne pèsent pas lourd pour les producteurs hexagonaux.
Le monde paysan français serre les dents, prêt à tout pour défendre son modèle familial contre l’assaut des géants sud-américains qui menacent d’écraser les petits exploitants sur un marché commun de 722 millions d’habitants.
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