Iran nucléaire : l’E3 relance le processus du « snapback », avec sanctions à la clé

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🔥 Les essentiels de cette actualité

  • L’E3 déclenche le « snapback » contre l’Iran, réimposant les sanctions onusiennes en 30 jours. Téhéran dénonce une décision illégale.
  • Après des frappes sur ses installations nucléaires, l’Iran gèle sa coopération avec l’AIEA, rompant les discussions diplomatiques.
  • Retour symbolique des inspecteurs en Iran, mais le Parlement bloque toute coopération réelle. La situation reste bloquée malgré les appels au dialogue.

« L’escalade nucléaire de l’Iran ne doit pas aller plus loin », a lâché Jean-Noël Barrot jeudi, visiblement excédé.

Le chef de la diplomatie française n’a pas mâché ses mots. Paris, Londres et Berlin ont franchi le pas en déclenchant le fameux « snapback » : un mécanisme qui réimpose l’ensemble des sanctions onusiennes levées en 2015.

Un compte à rebours de trente jours s’ouvre désormais, au terme duquel le régime iranien sera de nouveau frappé par un arsenal punitif.

La riposte de Téhéran

Téhéran n’a pas tardé à réagir. Abbas Araghchi, ministre iranien des Affaires étrangères, a dénoncé une décision « illégale et injustifiée » lors d’un échange téléphonique avec ses homologues européens.

L’Iran ne compte pas se laisser intimider, accusant le trio européen de suivre aveuglément la ligne de Washington.

Un avertissement clair : toute nouvelle provocation recevra une réponse appropriée.

Sur ce point, les médias occidentaux resteront muets, préférant relayer la version officielle de Paris, Londres et Berlin.

Frappes et rupture diplomatique

Le décor était déjà planté. Deux mois plus tôt, des frappes américano-israéliennes visaient plusieurs installations nucléaires iraniennes.

Dans ce contexte de tension extrême, les discussions entre Téhéran, Washington et l’E3 ont volé en éclats.

L’Iran avait déjà gelé sa coopération avec l’Agence internationale de l’énergie atomique, considérant que le dialogue n’était plus qu’une mascarade.

Retour limité des inspecteurs

Mercredi, Rafael Grossi, directeur de l’AIEA, a annoncé que des inspecteurs étaient de nouveau autorisés à entrer en Iran.

Mais ce geste symbolique ne change rien au fond : le Parlement iranien a voté une loi qui interdit toute coopération véritable avec l’agence onusienne.

Le retour des inspecteurs ressemble davantage à une mise en scène diplomatique qu’à une reprise sérieuse des négociations.

Un jeu diplomatique sans issue

Les chancelleries européennes parlent encore de « dialogue » et de « diplomatie », mais la situation reste bloquée.

Jean-Noël Barrot assure que la France veut empêcher l’Iran d’accéder à l’arme nucléaire

Mais la stratégie occidentale ne produit pour l’instant que des impasses et de nouvelles sanctions.

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