Globe-trotteuse parisienne : Anne Hidalgo accumule les flops onusiens aux frais des contribuables

Le flop des rĂȘves onusiens d'Hidalgo

đŸ”„ Les essentiels de cette actualitĂ©

  • Anne Hidalgo essuie un revers humiliant pour le poste de Haut-Commissaire aux rĂ©fugiĂ©s, obtenu par Barham Saleh.
  • La maire de Paris a menĂ© une campagne secrĂšte mais active, financĂ©e par les contribuables, pour convaincre l’ONU.
  • Le HCR fait face Ă  une crise humanitaire sans prĂ©cĂ©dent, avec des coupes massives et une pression migratoire accrue.
  • Barham Saleh, ancien prĂ©sident irakien kurde, incarne un pragmatisme forgĂ© dans le chaos rĂ©el, contrairement aux ambitions d’Hidalgo.

Anne Hidalgo, qui a déjà tourné la page de la mairie de Paris en renonçant à sa réélection, vient de subir un revers humiliant.

Elle visait la tĂȘte du Haut-Commissariat aux rĂ©fugiĂ©s (HCR), poste convoitĂ© qui Ă©choit finalement Ă  Barham Saleh, l’ancien prĂ©sident irakien kurde.

RĂ©vĂ©lĂ© par l’AFP le vendredi 12 dĂ©cembre et confirmĂ© par Le Parisien auprĂšs d’une source proche du dossier, ce choix enterre les ambitions dĂ©mesurĂ©es de la maire sortante.

Pendant des mois, elle avait multipliĂ© les manƓuvres en coulisses pour plaider sa cause auprĂšs de l’ONU, une campagne secrĂšte mais active qui a agacĂ© plus d’un proche Ă  l’HĂŽtel de Ville, le tout aux frais des contribuables parisiens dĂ©jĂ  saignĂ©s par l’inflation galopante.

Saleh, modĂ©rĂ© et ancrĂ© dans la rĂ©alitĂ© du terrain au Kurdistan — une rĂ©gion qui fait figure de rare Ăźlot de stabilitĂ© au Moyen-Orient — succĂšde Ă  l’Italien Filippo Grandi, en poste depuis dix ans.

Son profil tranche avec les Ă©lites europĂ©ennes habituĂ©es Ă  monopoliser ces postes onusiens, tandis que d’autres candidatures comme celle de Jesper Brodin, le patron d’Ikea, n’ont pas abouti.

Ce choix pragmatique, dans un contexte oĂč le retour de Trump sur la scĂšne mondiale pourrait freiner une gestion dĂ©tachĂ©e des rĂ©alitĂ©s, sonne comme une rupture bienvenue avec la tradition bruxelloise.

Saleh, loin des postures parisiennes, pourrait recentrer le HCR sur l’essentiel sans les chimĂšres d’une Ă©lite qui dilapide les ressources publiques.

Globe-trotteuse parisienne : le flop des rĂȘves onusiens d’Hidalgo

Pendant qu’Anne Hidalgo menait ses manƓuvres en coulisses pour dĂ©crocher le poste au HCR, elle n’a pas lĂ©ssinĂ© sur les dĂ©penses somptuaires.

Le Canard enchaĂźnĂ© a passĂ© au crible ses 19 voyages Ă  l’Ă©tranger, tous aux frais des contribuables, dans le but de plaider sa cause auprĂšs de l’ONU.

Emmanuel Macron lui-mĂȘme l’a soutenue, selon La Tribune, un appui prĂ©sidentiel qui n’a finalement servi Ă  rien si ce n’est Ă  souligner l’ambition dĂ©mesurĂ©e d’une Ă©lue dĂ©jĂ  Ă©reintĂ©e par ses Ă©checs locaux.

Le timing ne pouvait ĂȘtre pire pour Hidalgo. Le HCR ploie sous une crise sans prĂ©cĂ©dent : les dĂ©placĂ©s ont quasiment doublĂ©, les budgets ont fondu, et l’immigration massive exerce une pression inflationniste sur l’Occident tout entier.

Choisir Saleh, ancrĂ© dans le rĂ©alisme du Kurdistan stable, c’est tourner le dos aux dĂ©rives occidentales — et aux campagnes secrĂštes de politiciens dĂ©connectĂ©s comme notre globe-trotteuse de la Mairie. Un revers humiliant qui Ă©pargne peut-ĂȘtre les caisses publiques Ă  d’autres folies.

Le HCR au bord du gouffre : coupes massives et pression migratoire croissante

Le Haut-Commissariat aux rĂ©fugiĂ©s ploie sous une crise sans prĂ©cĂ©dent. En dix ans, le nombre de personnes dĂ©placĂ©es de force a quasiment doublĂ©, passant Ă  plus de 120 millions selon l’ONU.

Cette pression dĂ©mographique pĂšse lourd sur les budgets occidentaux, dĂ©jĂ  malmenĂ©s par l’immigration incontrĂŽlĂ©e.

Les financements internationaux s’effondrent, plombĂ©s par une gĂ©nĂ©rositĂ© passĂ©e Ă  bout de souffle.

Le retour de Donald Trump Ă  la Maison Blanche n’arrange rien : ses positions tranchĂ©es sur l’immigration risquent d’aggraver le tarissement des dons amĂ©ricains, traditionnellement massifs.

RĂ©sultat, le HCR a effectuĂ© en 2025 la suppression d’un quart de ses effectifs, soit prĂšs de 5 000 postes rayĂ©s de la carte depuis le dĂ©but de l’annĂ©e — une saignĂ©e nĂ©cessaire face Ă  la gabegie des annĂ©es prĂ©cĂ©dentes.

Barham Saleh hĂ©rite d’une machine grippĂ©e, mais son pragmatisme pourrait bien imposer un retour aux rĂ©alitĂ©s : moins de rĂȘves utopiques, plus de gestion serrĂ©e dans un monde oĂč l’Occident paie l’addition d’une immigration galopante.

Barham Saleh, l’homme du pragmatisme face aux illusions occidentales

Fils d’un juge et d’une militante des droits des femmes, Barham Saleh a tracĂ© son chemin loin des dorures parisiennes.

Études au Royaume-Uni en poche, ce Kurde modĂ©rĂ© atterrit dans les autoritĂ©s intĂ©rimaires juste aprĂšs l’invasion amĂ©ricaine de 2003.

Il grimpe vite : ministre de la Planification en 2005, vice-Premier ministre en 2006 sous Nouri al-Maliki, puis directeur du gouvernement du Kurdistan Ă  Erbil de 2009 Ă  2011.

Enfin, en 2018, il accĂšde Ă  la prĂ©sidence irakienne — un rĂŽle largement symbolique mais rĂ©servĂ© aux Kurdes depuis 2005.

Face Ă  l’ambition dĂ©mesurĂ©e d’Anne Hidalgo, qui a englouti des deniers publics en voyages fastueux et manƓuvres discrĂštes, Saleh incarne un pragmatisme terre-Ă -terre, forgĂ© dans le chaos rĂ©el plutĂŽt que dans les salons feutrĂ©s de l’Ă©lite europĂ©enne.

Sa nomination rompt avec la tradition des EuropĂ©ens au HCR, un signe des temps oĂč le rĂ©alisme s’impose face Ă  l’avalanche humanitaire et aux pressions inflationnistes qui pĂšsent sur les contribuables.

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