Facebook refuse de retirer une vidéo IA truquée annonçant un coup d’État en France

Facebook refuse de retirer une vidéo IA truquée annonçant un coup d'État en France

🔥 Les essentiels de cette actualité

  • Une vidéo IA truquée annonce un coup d’État en France, semant la panique jusqu’à l’Élysée. Découvrez les détails troublants de cette manipulation virale.
  • Facebook refuse de retirer la vidéo malgré les ordres de Pharos, bravant l’État français. Pourquoi les géants tech laissent-ils passer de telles intox ?
  • Emmanuel Macron, furieux, dénonce l’inaction de Meta. La France prépare une riposte législative pour encadrer les réseaux sociaux. À suivre de près.

Le 17 septembre, une vidéo truquée par intelligence artificielle fait le tour des réseaux.

Une journaliste fictive y annonce sans sourciller un coup d’État ourdi par un colonel anonyme, avec la chute d’Emmanuel Macron en prime

À l’heure actuelle, les informations non officielles évoquent bien un coup d’État en France dirigé par un colonel dont l’identité n’a pas été révélée et la possible chute du président Emmanuel Macron.

Cette propagande numérique, diffusée à grande vitesse, sème le doute et panique même un chef d’État africain qui alerte directement l’Élysée. Macron, furieux, voit rouge.

Comment les géants tech laissent-ils filer une telle intox virale sans broncher, exposant le peuple à des manipulations étrangères ?

Facebook snobe Pharos et défie l’État français

L’État français sort l’artillerie lourde : la plateforme Pharos, chargée de traquer les contenus illicites en ligne, ordonne à Facebook de retirer la vidéo truquée.

Réponse du géant américain ? Un refus sec. « Ça ne contrevient pas à nos règles d’utilisation », répond la plateforme, qui ne voit là aucun motif valable : pas de pédopornographie, pas d’incitation à la haine, pas de violence ou de trafic. Les fake news ne rentrent pas dans leur grille de modération.

Emmanuel Macron, ulcéré par ce camouflet, lâche sa colère sans filtre :

La plateforme Pharos s’appelle Facebook. Elle dit : il faut retirer ce truc. De manière évidente, ça crée le chaos. Réponse de Facebook : ça ne contrevient pas à nos règles d’utilisation. Refus de retrait. Ces gens-là se moquent de nous et donc ils nous mettent en danger.

Derrière ces mots, c’est la frustration d’une France bafouée qui remonte : des multinationales tech, installées de l’autre côté de l’Atlantique, dictent leur loi sans que personne ne puisse rien y faire.

Meta justifie son inaction et la France prépare sa riposte

Meta campe sur ses positions : la vidéo ne franchit la ligne rouge que si elle risque de provoquer un préjudice physique imminent.

Nous supprimons les fausses informations qui contribuent à un risque de préjudice physique imminent.

Ce montage truqué par IA aurait racolé plus de 12 millions de vues avant que le compte burkinabé qui l’a posté ne le supprime lui-même. Mais les copies pullulent encore partout.

Face à cette impunité des géants américains, Macron dénonce un manque criant de régulation.

La France prépare sa contre-attaque : un projet de loi durcit le ton pour imposer des règles à ces réseaux.

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