Mercosur : la rébellion paysanne défie les technocrates

Mercosur : la rébellion paysanne défie les technocrates

🔥 Les essentiels de cette actualité

  • La France et l’Italie imposent un recul à l’accord Mercosur, soutenus par la rébellion paysanne. Macron exige des changements concrets.
  • Les agriculteurs français refusent les demi-mesures et maintiennent la pression, défendant la souveraineté alimentaire contre le dumping sud-américain.
  • La FNSEA et les militants bloquent des routes et manifestent devant la résidence des Macron, réclamant plus que de simples ajournements.

À l’issue du Conseil européen de Bruxelles, jeudi 18 décembre, Emmanuel Macron a salué l’ajournement forcé de l’accord Mercosur à janvier, annoncé par Ursula von der Leyen.

Avec l’Italie en première ligne, la France a imposé ce recul aux technocrates de Bruxelles, soutenue par la Pologne, l’Irlande et d’autres alliés, sous le feu de la rébellion paysanne qui gronde dans les campagnes françaises et italiennes.

« Nous avons besoin que le texte change de nature », a tranché Macron, conditionnant toute signature à des avancées concrètes.

Face au dumping sud-américain menaçant les terroirs français, il maintient une fermeté de fer.

« Avec l’Italie, la Pologne, l’Irlande et plusieurs autres partenaires, nous avons demandé que la Commission apporte des garanties sur le maintien des revenus de nos agriculteurs dans la future politique agricole commune », a insisté le président.

Une bataille pour la souveraineté alimentaire, où le peuple agricole appauvri par l’inflation et la précarité rurale trouve enfin un écho au sommet.

La mobilisation paysanne refuse les demi-mesures

À Paris, on ne lâche rien. La gauche y voit une entourloupe de Bruxelles : ce recul tactique de von der Leyen ne change rien au diktat des technocrates qui continue de piétiner la souveraineté alimentaire française.

Manon Aubry, députée LFI, dénonce une « nouvelle opération d’enfumage ». Du côté des champs, la FNSEA refuse les demi-mesures.

« Nous avons mis en échec Ursula von der Leyen. Mais ce n’est pas suffisant ! Pour la FNSEA, le Mercosur c’est toujours NON ! », a lancé le syndicat sur X.

Malgré l’ajournement du Mercosur, la rébellion paysanne ne faiblit pas. Dès 5h30 le vendredi 19 décembre, une centaine de militants FNSEA plantent leurs pancartes devant la résidence des Macron au Touquet, dénonçant le diktat sud-américain et la politique d’abattage total des troupeaux touchés par la dermatose nodulaire.

Dans le Sud-Ouest, les blocages s’intensifient : RN20 en Ariège, RN21 en Lot-et-Garonne, A64 au Pays basque, A9 dans l’Hérault.

Les agriculteurs refusent de lâcher prise pour la souveraineté alimentaire et les emplois ruraux. La vraie France profonde ne plie pas devant les compromis mous.

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