Emmanuel Macron rejette l’accord Mercosur à Bruxelles avant le Conseil européen crucial

Emmanuel Macron rejette l'accord Mercosur à Bruxelles

🔥 Les essentiels de cette actualité

  • Emmanuel Macron à Bruxelles pour un Conseil européen crucial, opposé frontalement au traité avec le Mercosur. Sa position ferme intrigue.
  • 10 000 agriculteurs français convergent vers la Commission européenne, exigeant plus qu’un veto. Leur détermination pourrait influencer les négociations.
  • La France réclame des clauses de sauvegarde et une réciprocité stricte des normes. Paris cherche à bâtir une minorité de blocage avec d’autres pays européens.

Jeudi 18 décembre, Emmanuel Macron arrive à Bruxelles pour un Conseil européen crucial.

Le chef de l’État réaffirme son opposition frontale au traité commercial avec le Mercosur.

Sur le Mercosur, nous considérons que le compte n’y est pas et que l’accord ne peut pas être signé, martèle-t-il.

Le président refuse le sacrifice des producteurs français sur l’autel d’un libre-échange déséquilibré.

La pression des campagnes

Le grondement des champs accompagne ce déplacement diplomatique. Dix mille agriculteurs français convergent vers le siège de la Commission européenne tandis que des dizaines de tracteurs occupent déjà les axes vers la capitale belge. Les agriculteurs exigent bien plus qu’un vague veto.

Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, fixe l’objectif dès la matinée :

On demande à Emmanuel Macron de dire très clairement non pour la France.

L’exigence de réciprocité

La délégation française réclame une protection absolue des normes de production.

Le président exige des clauses de sauvegarde automatiques pour pallier toute déstabilisation des marchés.

Il s’insurge contre l’ouverture des frontières à des produits soumis à d’autres règles :

Ce n’est pas sérieux ! Je veux une Europe qui protège.

Pour Paris, le respect des agriculteurs passe par une réciprocité stricte des règles sanitaires et environnementales pour contrer les poulets au chlore ou les bœufs aux hormones.

La France refuse l’isolement et cherche à bâtir une minorité de blocage au sein de l’Union européenne.

Des discussions actives lient Paris à l’Italie, la Pologne, l’Autriche et la Hongrie. Cette alliance vise à faire barrage à la version actuelle du traité.

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