Travailler plus pour enrichir qui ?

Travailler plus pour enrichir qui ?

🔥 Les essentiels de cette actualité

  • Supprimer deux jours fĂ©riĂ©s pour « nourrir la croissance » : qui en profitera vraiment ? Les grandes entreprises et intĂ©rĂŞts privĂ©s restent dans l’ombre.
  • Le gouvernement priorise les marchĂ©s financiers : moins de repos, plus de labeur pour les Français, tandis que l’inflation Ă©trangle les familles.
  • Les privilèges des puissants restent intacts : le peuple trime plus pour gagner moins. Jusqu’Ă  quand les Français accepteront-ils ce sacrifice ?

La porte-parole du gouvernement l’a dit sans trembler : supprimer deux jours fériés, comme le 8 mai et le lundi de Pâques, permettra « de nourrir la croissance française et d’avoir des recettes fiscales ». Le discours est rodé, l’intention limpide : faire payer les mêmes, encore une fois.

Sophie Primas, sénatrice Renaissance, assume : « Nous demandons un effort de 0,5 % de temps de travail. C’est un effort, je le reconnais, mais qui permettra de participer à l’effort collectif ». La formule est usée jusqu’à la corde, brandie à chaque cure d’austérité. Mais derrière ce discours, une question demeure : qui récoltera les fruits de ce sacrifice ?

Nous demandons un effort de 0,5 % de temps de travail.

Les gagnants dans l’ombre

Madame Primas élude soigneusement la question des bénéficiaires. Pas un mot sur les grandes entreprises, qui profiteront d’une main-d’œuvre plus flexible à moindre coût. Rien sur les intérêts privés, qui s’accapareront les bénéfices fiscaux promis au nom de la « croissance ». Pendant que la classe moyenne serre la ceinture, d’autres engrangent des marges confortables, loin des regards.

Les marchés avant les Français

La priorité du gouvernement est limpide : plaire aux investisseurs. La porte-parole s’est félicitée de l’accueil « favorable » des agences de notation au budget de François Bayrou, une manœuvre assumée pour « redresser » les finances publiques.

Mais à quel prix ? Moins de repos, plus de labeur, pour apaiser la finance internationale. La stagnation des salaires, la précarité croissante des foyers, les urgences hospitalières débordées, l’école publique à l’agonie : tout cela est relégué au second plan, sacrifié sur l’autel des marchés.

Un pouvoir déconnecté

Tandis que les ministres prônent la « contribution collective », aucun ne touche à ses privilèges. Cabinets pléthoriques, primes généreuses, frais exorbitants : tout reste intact.

Le peuple, lui, doit trimer plus pour gagner moins, et surtout se taire. Le pays réel subit, pendant que le pays légal parade. À force d’humilier ceux qui travaillent et de flatter ceux qui profitent, les gouvernants jouent avec le feu. Jusqu’à quand les Français accepteront-ils de payer pour les privilèges des puissants ?

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