Trump et la Fed : une fracture irréconciliable

Donald Trump

🔥 Les essentiels de cette actualité

  • Trump exige une baisse des taux de 3 points pour relancer l’économie et économiser 1 000 milliards de dollars. Moins d’argent pour les banques, plus pour les Américains.
  • Jerome Powell, surnommé « Trop tard Powell« , critiqué pour ses taux élevés et le coût de rénovation de la Fed à 2,7 milliards de dollars.
  • La Fed maintient le statu quo malgré l’inflation, provoquant tensions internes et malaise chez les économistes. Le flou comme méthode.

Trump cible la Fed : l’heure des comptes

« Je veux qu’il baisse les taux », a lancé jeudi Donald Trump, en visite sur le chantier de rénovation de la Réserve fédérale avec son président, Jerome Powell. Une sortie sans détour, à l’issue d’un échange musclé entre les deux hommes.

Je veux qu’il baisse les taux.

Trump n’a pas mâché ses mots face au patron de la banque centrale américaine. Ce dernier maintient depuis des mois des taux d’intérêt exorbitants.

Fidèle à sa franchise, le chef de l’État a, une nouvelle fois, défendu les intérêts du peuple américain, dans une ambiance tendue et révélatrice d’un bras de fer désormais assumé.

« Trop tard Powell »

Trump martèle son message partout. Et il n’y va pas de main morte. Jerome Powell, rebaptisé « Trop tard » Powell par le président, incarne selon lui l’exemple parfait de l’élite économique déconnectée.

Pour Trump, Powell agit désormais contre l’économie américaine, comme si faire souffrir les travailleurs était devenu un objectif assumé.

Une proposition claire : baisser de trois points

Le président réclame une baisse des taux d’au moins trois points, pour les ramener entre 1,25 % et 1,50 %.

Une mesure qui, selon lui, permettrait d’économiser la somme de 1 000 milliards de dollars sur les seuls intérêts de la dette publique. Moins d’argent offert aux banques, plus d’argent dans les poches des Américains.

Asphyxie du crédit, paralysie de la consommation

Une telle baisse relancerait l’économie : crédits plus accessibles, respiration immédiate pour les classes moyennes. Pourtant, la Fed maintient son cap.

Peut-être parce que certains profitent grassement de cette politique ? L’argent ne disparaît jamais, il change simplement de poche.

Et comme si cela ne suffisait pas, un autre scandale cristallise la colère : le train de vie somptuaire de l’institution elle-même.

La facture démentielle de la Fed

Mi-juillet, Donald Trump a envisagé de limoger Powell, excédé par le coût pharaonique — 2,7 milliards de dollars — engagé pour rénover les bureaux de la Fed.

Une absurdité, selon lui, qui illustre l’incapacité de l’institution à gérer l’argent public. Un comble pour une banque censée protéger les finances du pays.

Finalement, l’affaire ne va pas plus loin. D’après le Wall Street Journal, Trump aurait reculé après un échange avec son futur secrétaire au Trésor, Scott Bessent.

Mais l’indignation est là, partagée par une majorité de contribuables.

La stratégie du statu quo

Tout indique que la Fed s’apprête à maintenir les taux dans leur fourchette actuelle — entre 4,25 % et 4,50 %. Une décision attendue, mais lourde de conséquences.

La réunion de leur comité de politique monétaire, prévue mardi et mercredi, ne devrait accoucher que d’un nouveau statu quo. Encore.

Pendant ce temps, l’inflation continue de rogner le pouvoir d’achat. Et comme souvent, Powell tente de se défausser en accusant les taxes douanières de Trump, plutôt que d’assumer les effets délétères de sa propre politique.

Une communication volontairement floue

Face à cette paralysie, les économistes eux-mêmes peinent à masquer leur malaise. Gregory Daco (EY-Parthenon) estime que « le FOMC va laisser les taux inchangés » et que Powell tentera peut-être de faire allusion à un assouplissement futur — ou pas. Rien de clair.

Le FOMC va laisser les taux inchangés lors de sa prochaine réunion.

Le langage est vague, cryptique, destiné à ne rien dire de précis. Le flou comme méthode.

Tensions internes et passivité assumée

Même au sein de la Fed, les voix s’élèvent. Christopher Waller et d’autres membres ont exprimé leur impatience. Mais l’institution semble enfermée dans sa logique : hésitante, craintive, incapable de trancher.

Et quand elle agit enfin, c’est souvent trop tard. L’inflation, qu’ils prétendaient « transitoire », a laminé le pouvoir d’achat. Aujourd’hui, ils découvrent qu’un ralentissement monétaire pourrait aggraver le chômage.

Un divorce consommé

Pendant que Powell et ses collègues dissertent, le peuple encaisse. Les taux explosent, les loyers s’envolent, les paniers de courses fondent. Mais dans ce monde parallèle, il semble que ces réalités n’aient aucune importance.

Trump, lui, n’a pas l’intention de lâcher prise. Il appelle à un examen global de la Fed.

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