🔥 Les essentiels de cette actualité
- Une nouvelle plainte vise Jean-Marc Morandini pour tentative de corruption de mineurs en 2012, impliquant un ado de 17 ans contacté sur Twitter.
- Des échanges innocents tournent au harcèlement avec des messages crus et insistants pour des photos intimes, révélant un comportement obsessionnel.
- Une rencontre physique à Paris inclut des avances tactiles et inappropriées, mêlées à des promesses de stage qui sèment le doute.
- Malgré des condamnations passées pour faits similaires, Morandini demeure à l’antenne de CNews, questionnant l’impunité des médias.
Jean-Marc Morandini, présentateur de CNews toujours à l’antenne malgré de lourds antécédents judiciaires, se retrouve une nouvelle fois dans la tourmente. Un homme de 31 ans a déposé plainte contre lui pour tentative de corruption de mineur de plus de 15 ans. Les faits remontent à 2012, lorsque l’animateur avait 47 ans et la victime 17.
Tout commence sur Twitter. Un adolescent prénommé Simon contacte Morandini pour le complimenter sur son travail. Le présentateur répond rapidement et partage son adresse e-mail ainsi que son numéro de téléphone personnel. Les échanges glissent ensuite du professionnel vers l’intime. La pression s’installe pour obtenir des images compromettantes, des clichés nus que l’adolescent finit par envoyer sous la menace implicite d’un silence radio.
Des messages crus et pressants, jour après jour
Simon reçoit une avalanche de textos, plusieurs fois par jour, dans lesquels Morandini le harcèle pour obtenir des images intimes. Des captures d’écran, au ton obsessionnel, en attestent. En juillet 2012, vers 23 h 30, un message tombe : « doucher, coucher, toucher », comme un programme à immortaliser en photo. La victime refuse, mais l’animateur insiste : « Faut pas se dégonfler, les photos, les photos. »
Les messages se poursuivent en août, au moment de son anniversaire. « c’est quand les bisous en vrai », lâche-t-il. Et pour lever toute ambiguïté, il précise : « la majorité sexuelle en France est de 15 ans. » À 47 ans face à un garçon de 17 ans, Morandini multiplie les allusions, illustrant une dérive où certaines figures médiatiques semblent échapper aux conséquences.
La rencontre en face à face et le stage qui avorte
Simon vient tout juste d’avoir 18 ans lorsque Morandini lui donne enfin rendez-vous à Paris. L’espoir d’un stage dans le monde des médias l’a poussé jusque-là, après des échanges sur Twitter qui avaient viré au harcèlement intime. Sur place, l’ambiance devient rapidement pesante. Le présentateur se montre tactile, multiplie les effleurements, sous les regards complices de membres de l’équipe autour de la table. Des allusions lourdes fusent, esquivées par le jeune homme qui sent le malaise s’installer.
Morandini propose alors un stage pour son site personnel, jeanmarcmorandini.com. Simon refuse, mal à l’aise face à la situation. Il avait déjà effectué des stages chez Europe 1 et NRJ 12, mais cette proposition lui paraît douteuse. Des années plus tard, lorsqu’il porte plainte, le parquet de Lille ne donne pas suite aux sollicitations.
Malgré les condamnations, Bolloré le maintient à l’antenne
Malgré un passif judiciaire lourd, Jean-Marc Morandini reste présent à l’antenne de CNews. En janvier 2025, la justice l’a condamné définitivement à deux ans de prison avec sursis pour corruption de mineurs, pour des messages à caractère sexuel envoyés à trois adolescents entre 2009 et 2016. Interdiction à vie de tout contact avec des mineurs, inscription au fichier des auteurs d’infractions sexuelles : le verdict est clair. Il a également renoncé à contester une autre condamnation le même mois : dix-huit mois avec sursis pour harcèlement sexuel sur un jeune comédien, avec obligation de soins psychologiques.
Vincent Bolloré n’a pas réagi publiquement. Le présentateur reste à l’antenne, soutenu par des responsables qui maintiennent leur confiance. Morandini remercie ceux qui lui tendent la main : « Je remercie du fond du cœur celles et ceux qui accepteront désormais de m’accorder une seconde chance. » Une seconde chance, alors que les tribunaux ont déjà multiplié les condamnations ? Cette indulgence accordée à certaines figures médiatiques interroge, dans un milieu où les règles ne semblent pas s’appliquer de la même manière à tous.
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