Macron face à Trump : clash sur la Palestine

Macron face à Trump : clash sur la Palestine

🔥 Les essentiels de cette actualité

  • Trump accuse Macron de récompenser le Hamas en reconnaissant l’État palestinien, provoquant un clash lors de leur rencontre.
  • Macron défend sa position, affirmant que reconnaître la Palestine ne signifie pas oublier le 7 octobre.
  • Le président français critique la réponse militaire et plaide pour un multilatéralisme efficace face à la vision américaine.
  • Macron justifie sa diplomatie en Ukraine et au Proche-Orient, refusant le double standard et les deux poids, deux mesures.

Le tête-à-tête entre Emmanuel Macron et Donald Trump a viré à l’affrontement mardi soir.

À l’issue de leur réunion bilatérale, le président américain a reproché à son homologue français d’avoir, selon lui, offert une victoire politique au Hamas en reconnaissant l’État palestinien.

« Je crois que [la reconnaissance de la Palestine] récompense le Hamas », a dénoncé Trump lors de la conférence de presse qui a suivi l’entretien.

On veut que les otages soient libérés, on veut que la guerre se termine, mais il faut se souvenir du 7 octobre. C’est l’un des jours les plus sauvages de l’histoire du monde.

Critique de la réponse militaire et plaidoyer pour le multilatéralisme

Face à cette charge, Macron, visiblement irrité, l’a interrompu. « J’aimerais faire un commentaire », a-t-il lancé avant de répliquer : « reconnaître l’État palestinien ne veut pas dire oublier les événements du 7 octobre. » Le chef de l’État français a ensuite défendu sa ligne.

Ce n’est pas une décision prise à la va-vite. C’est un grand changement.

Dans la foulée, Macron a élargi son argumentaire en critiquant la logique de la seule réponse militaire. Selon lui, cette stratégie « ne fonctionne pas » pour mettre fin au Hamas.

Les Israéliens ont tué les principaux dirigeants du Hamas. Ça fonctionne. C’est une grande réussite, mais en même temps, vous avez autant de combattants qu’au premier jour.

« Ce n’est pas la bonne façon d’agir. Nous avons donc besoin d’un processus complet, et nous travaillons très dur sur le jour d’après, » a-t-il ajouté.

Plus tard dans la soirée, devant l’Assemblée générale des Nations unies, Macron a poursuivi son duel à distance avec Trump.

À la critique virulente de ce dernier contre l’ONU et l’Europe, il a répondu en mettant en garde contre « le risque de voir la loi du plus fort l’emporter » et « l’égoïsme de quelques-uns l’emporter ».

Le président français s’est posé en défenseur d’un « multilatéralisme efficace », un concept aux antipodes de la vision américaine de Trump, centrée sur les seuls intérêts nationaux.

Justification de la diplomatie française

Enfin, dans une ultime prise de parole, Macron a tenu à justifier sa diplomatie en Ukraine, qu’il a mise en parallèle avec sa position sur le Proche-Orient.

« C’est parce qu’elle refuse le double standard, ce deux poids, deux mesures, que la France s’engage aussi aux côtés de l’Ukraine », a-t-il expliqué, « comme elle le fait pour la paix au Proche-Orient. »

Une interprétation commode qui lui permet, une fois encore, de se draper dans le rôle de donneur de leçons internationales, alors même que les préoccupations des Français restent reléguées au second plan.

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