L’Opep+ ouvre encore les vannes

🔥 Les essentiels de cette actualité

  • L’Opep+ augmente sa production de 137 000 barils par jour en octobre 2025, une goutte d’eau face aux 100 millions de barils consommés quotidiennement.
  • Après avoir raréfié l’offre pour faire monter les prix, le cartel annonce une nouvelle vague d’expansion de 1,65 million de barils quotidiens. Pourquoi maintenant?
  • Le consommateur subit une double peine : prix élevés à la pompe et taxes maintenues, pendant que les cartels et les gouvernements engrangent les bénéfices.

Les pays de l’Opep+ viennent de décider d’augmenter leur production de 137 000 barils par jour en octobre 2025, par rapport à septembre.

Un chiffre impressionnant sur le papier, mais insignifiant face aux 100 millions de barils que le monde avale quotidiennement.

La stratégie des cartels pétroliers

Pendant des mois, ces producteurs ont volontairement raréfié l’offre pour faire grimper artificiellement les prix.

Le consommateur européen a été transformé en vache à lait, contraint de payer toujours plus cher son essence et son chauffage.

Aujourd’hui, changement brutal de cap : Arabie saoudite, Russie, Irak, Émirats, Koweït, Kazakhstan, Oman et Algérie annoncent une nouvelle vague d’expansion.

Après avoir déjà ajouté 2,2 millions de barils quotidiens, ils prévoient d’en remettre 1,65 million supplémentaires sur le marché mondial.

Une volte-face qui soulève une seule question : pourquoi maintenant ?

Une manipulation permanente et une double peine pour les citoyens

Le cartel explique que ces volumes pourraient être réintroduits « progressivement, selon l’évolution du marché ».

En clair, il garde la main sur le robinet et décide, selon ses intérêts, du prix que nous paierons, tandis que les grands médias se contentent de relayer la fable des « contraintes du marché » sans jamais questionner ce pilotage politique de l’offre et de la demande.

Dans ce jeu d’équilibriste, le perdant reste toujours le même : le consommateur, confronté à des prix à la pompe qui ne reflètent jamais les hausses de production et à une inflation qui ronge son pouvoir d’achat.

Et comme si cela ne suffisait pas, l’État, accro à ses recettes fiscales, refuse obstinément d’alléger les taxes sur les carburants, infligeant aux ménages une double peine, étranglés à la fois par le cartel international et par leur propre gouvernement.

Les véritables intérêts en jeu

Pour justifier leurs décisions, les ministres du pétrole parlent de « stabilité mondiale » et de « fondamentaux sains ».

Belle formule qui masque mal la réalité : la seule stabilité qui compte, c’est la leur. Pendant qu’ils engrangent des milliards, les citoyens se serrent la ceinture.

On nous parle de transition énergétique, de sobriété et de climat, mais dans le même temps, les maîtres de l’or noir inondent le marché.

Derrière ces discours trompeurs, une vérité demeure : ce sont toujours les peuples qui paient, pendant que les cartels et leurs complices politiques ramassent la mise.

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