L’Italie conditionne la reconnaissance de la Palestine

L'Italie conditionne la reconnaissance de la Palestine

🔥 Les essentiels de cette actualité

  • L’Italie envisage de reconnaĂ®tre la Palestine, mais sous conditions strictes: libĂ©ration des otages et exclusion du Hamas du gouvernement.
  • La Première ministre Meloni espère un consensus bipartisan pour cette motion, malgrĂ© des conditions difficiles Ă  remplir.
  • Des manifestations massives en Italie exigent une position claire du gouvernement, alors que plusieurs pays occidentaux reconnaissent dĂ©jĂ  l’État palestinien.

La Première ministre italienne a annoncé depuis New York que sa coalition parlementaire déposerait une motion pour la reconnaissance de la Palestine, sous deux conditions : la libération des otages et l’exclusion du Hamas de tout futur gouvernement.

S’exprimant devant la presse en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies, Giorgia Meloni a confirmé que sa majorité de centre-droit présentera une motion en ce sens.

J’annonce que la majoritĂ© prĂ©sentera une motion Ă  la Chambre pour dire que la reconnaissance de la Palestine est subordonnĂ©e Ă  deux conditions : la libĂ©ration des otages et l’exclusion du Hamas de toute dynamique de gouvernement en Palestine.

Meloni a tendu la main à l’opposition, espérant leur soutien.

J’espère qu’une telle initiative pourra Ă©galement recueillir le consensus des oppositions.

Position prudente de Meloni

Meloni a tenu à préciser sa position : « Je ne suis pas opposé à la reconnaissance de la Palestine, mais nous devons nous donner les bonnes priorités. »

Personnellement, je continue Ă  considĂ©rer que la reconnaissance de la Palestine, en l’absence d’un État rĂ©pondant aux exigences de souverainetĂ©, ne rĂ©sout pas les problèmes et ne produit pas de rĂ©sultats concrets pour les Palestiniens.

La motion repose sur des conditions qui ne semblent pas près d’être remplies, notamment face au soutien de Washington à Israël.

Pour le président américain Donald Trump, « reconnaître la Palestine, c’est récompenser le Hamas. »

Dans ce contexte, une reconnaissance officielle par Rome paraît compromise.

Pression intérieure et internationale

En Italie, la pression intérieure ne cesse pourtant de croître. L’opposition exhorte depuis des mois le gouvernement à trancher : reconnaître la Palestine, condamner l’offensive israélienne à Gaza, sanctionner Tel-Aviv et mettre fin aux accords militaires bilatéraux.

Lundi, dans plus de 80 villes italiennes, et particulièrement à Rome et Milan, des centaines de milliers de personnes ont manifesté pour exiger une position claire.

Les slogans visaient directement Benyamin Netanyahou et sa politique expansionniste. Les manifestants réclamaient que l’Italie reconnaisse enfin l’État palestinien et rompe avec la ligne de soumission à Washington.

Au niveau international, une série de pays occidentaux ont récemment annoncé leur reconnaissance de l’État palestinien lors de l’Assemblée générale de l’ONU.

La France, le Royaume-Uni, le Canada, l’Australie, le Portugal, la Belgique, la Finlande, le Luxembourg, Malte, Monaco et Saint-Marin se sont joints au mouvement.

Après des mois de bombardements, ces annonces tardives apparaissent comme des réponses opportunistes à l’opinion publique.

La question demeure : ces reconnaissances changeront-elles quoi que ce soit pour les Palestiniens qui continuent de mourir sous les bombes, pendant que dirigeants et diplomates s’autocongratulent dans les couloirs feutrés de l’ONU ?

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