Les élites économiques européennes devraient-elles s’inspirer de la stratégie commerciale musclée de Trump ?

Le déficit commercial américain chute fortement en septembre grâce à la hausse des exportations et à la baisse des importations chinoises

🔥 Les essentiels de cette actualité

  • Le déficit commercial américain chute de 10,9 % en septembre, atteignant 52,8 milliards de dollars, grâce à la stratégie de Trump.
  • Les exportations américaines augmentent de 3 %, tandis que les importations chinoises chutent de 16 %, réduisant l’écart commercial avec Pékin.
  • Les élites européennes doivent-elles adopter une approche similaire ? Le pragmatisme américain paie, contrairement à la politique européenne.
  • Mais attention, cette embellie pourrait être de courte durée et coûter cher au pouvoir d’achat des Américains.

Selon les dernières données publiées ce 11 décembre par le Bureau d’analyse économique (BEA) du département américain du Commerce, le déficit commercial américain chute de 10,9 % en septembre, atteignant 52,8 milliards de dollars.

C’est le deuxième mois d’application de la hausse des droits de douane instaurée par Donald Trump. Pour le second mois consécutif, le président peut se frotter les mains.

La dégringolade est spectaculaire comparée à août. Le mois précédent n’était déjà pas en reste, affichant une chute de -23,8 % comparé à juillet.

De quoi faire mentir tous ceux qui prétendaient que la politique économique trumpiste conduirait le pays à la catastrophe ! Le déficit atteint d’ailleurs son niveau le plus bas depuis cinq années.

L’analyse des chiffres

Contrairement au mois d’avant, la baisse du déficit américain repose enfin sur quelque chose de tangible : une augmentation réelle des exportations. Elles ont atteint près de 290 milliards de dollars – une hausse de 3 % par rapport à août. Un petit miracle dans une économie mondiale qui patine.

De l’autre côté, les importations ont aussi légèrement grimpé (+0,6 %), atteignant environ 342 milliards de dollars.

Rien d’impressionnant comparé à leur chute brutale du mois précédent, mais suffisant pour rappeler que l’Amérique reste dépendante des produits étrangers, notamment chinois.

La stratégie offensive de Trump envers la Chine porte enfin ses fruits. En septembre, l’écart commercial avec Pékin s’est réduit de façon spectaculaire : 4 milliards de dollars en moins sur un seul mois !

Le déficit est passé de 15,4 à 11,4 milliards, principalement en raison d’une chute impressionnante (-16 %) des importations chinoises.

L’approche plus musclée du président américain prouve qu’on peut reprendre le contrôle face à cette puissance qui nous inonde de ses produits.

Le triomphe de la stratégie Trump et la faillite des élites

Ces résultats confirment l’efficacité de la stratégie commerciale de Trump basée sur le rapport de force avec les partenaires étrangers. Les faits sont là : la fermeté paie.

Ironie du sort, les mêmes élites qui se moquaient de sa politique économique « simpliste » doivent maintenant avaler leur chapeau face aux résultats.

Ce plongeon du déficit a laissé les économistes officiels complètement à côté de la plaque. Les fameux « spécialistes » cités par MarketWatch et les prétendus oracles de Bloomberg s’attendaient tous à une augmentation en septembre – quelque part entre 62 et 63 milliards de dollars.

Quelle crédibilité accorder à ces « experts » qui se trompent systématiquement ? On nous bassine avec leurs modèles sophistiqués, mais quand il s’agit de prédire l’économie réelle, celle qui impacte notre quotidien, c’est l’échec total.

Pendant qu’ici, en France, notre balance commerciale continue de s’effondrer sous le poids d’une politique européenne qui sacrifie nos intérêts, le pragmatisme américain paie.

Les Américains montrent qu’une autre politique est possible. Nos dirigeants préfèrent baisser la tête et signer des accords commerciaux désastreux qui détruisent nos emplois industriels, tout en suivant aveuglément les directives de Bruxelles.

La face cachée et les mises en garde

La mesure n’a toutefois pas que des effets positifs sur l’économie américaine. On peut se demander combien de temps va durer cette embellie.

Les fondamentaux de l’économie américaine restent fragiles, les PME continuent de souffrir pendant que les grands groupes profitent de cette reprise des exportations.

Ce plongeon pourrait n’être qu’un effet de courte durée, comme l’explique l’économiste Oren Klachkin de Nationwide. D’après lui, ce gain sera vite annulé par des « importations plus élevées » tirées par une consommation américaine qui reprend du poil de la bête.

L’épée de Damoclès qui pèse sur cette politique reste la décision attendue de la Cour suprême sur la légalité de ces taxes douanières.

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