🔥 Les essentiels de cette actualité
- La liquidation de Brandt par décision de justice signe la fin d’un fleuron industriel français et menace 700 emplois en Centre-Val de Loire. Découvrez les réactions et les causes.
- Les ventes d’électroménager en chute libre et l’inflation galopante ont précipité la chute de Brandt. Analyse des facteurs économiques et sectoriels à l’origine de cette crise.
- Face à ce désastre, les politiques se contentent de larmes de crocodile. Lisez les promesses vaines et l’impuissance des dirigeants face à la disparition de Brandt.
- À l’approche des fêtes, l’angoisse des familles des salariés licenciés. Comment cette liquidation impacte-t-elle les territoires et l’avenir des travailleurs ?
La nouvelle est tombée comme un coutelas. Brandt est liquidé par décision de justice, un coup très dur porté à l’industrie française.
François Bonneau, président de la région Centre-Val de Loire, n’a pas caché son désarroi ce jeudi 11 décembre à l’AFP : « C’est une terrible nouvelle, un choc et un coup très dur porté à l’industrie française. »
C’est une terrible nouvelle, un choc et un coup très dur porté à l’industrie française.
Encore un coup de poignard pour notre tissu industriel déjà exsangue. Pendant que nos élites s’occupent de tout sauf de l’essentiel, nos emplois disparaissent les uns après les autres.
Brandt, autrefois fleuron industriel français, n’a pas survécu à la tempête économique qui frappe nos industries. Placé en redressement judiciaire début octobre, l’entreprise d’électroménager est officiellement morte ce jeudi 11 décembre.
Le tribunal des activités économiques de Nanterre a prononcé la liquidation, confirmant la disparition de 700 emplois d’un trait de plume.
L’entreprise était pourtant une part de notre histoire, un nom qui rappelait que la France savait encore fabriquer.
Les causes profondes d’un effondrement
L’effondrement de Brandt n’est pas une fatalité, mais le résultat de choix politiques désastreux et de difficultés sectorielles.
Depuis son rachat par le groupe algérien Cevital en 2014, le fabricant traversait une zone de turbulences. L’ensemble du secteur de l’électroménager souffre.
La crise immobilière a littéralement plombé les ventes de gros appareils. Quand les Français n’achètent plus d’appartements ou de maisons, ils n’ont pas besoin de nouveaux équipements.
Les chiffres sont sans appel : une baisse des ventes de 3,9 % l’an dernier, après un recul déjà enregistré en 2023. L’inflation galopante n’arrange rien, les familles reportent leurs achats d’équipement, privilégiant les réparations aux remplacements.
Le fleuron disparait comme ses cousins Vedette, Sauter et De Dietrich, s’évaporant du paysage industriel français.
Silence et larmes de crocodile des politiques
Face à ce désastre, les réactions des dirigeants n’ont fait qu’illustrer l’impuissance.
Roland Lescure, notre ministre de l’Économie, s’est contenté de belles paroles au Sénat : « Quand on a une entreprise industrielle qui est chère au cœur des Français, on doit tout faire pour essayer de la garder chez nous. »
Quand on a une entreprise industrielle qui est chère au cœur des Français, on doit tout faire pour essayer de la garder chez nous.
Le lendemain, Bercy a exprimé sa « profonde tristesse ». Des condoléances qui ne suffisent pas à consoler les familles des salariés qui vont pointer au chômage.
C’est encore un cas où nos élites préfèrent verser des larmes de crocodile plutôt que d’agir véritablement pour protéger notre industrie nationale.
Les politiques locaux se disent « choqués », on nous promet des « plans de revitalisation » et des « cellules de reclassement » – les grands mots habituels qui masquent l’incapacité de ceux qui nous gouvernent.
L’angoisse des familles pour les fêtes
Le timing est particulièrement cruel à l’approche des fêtes de fin d’année. Des centaines de familles vont devoir affronter cette période avec l’angoisse du lendemain.
Nos territoires déjà durement touchés par la désertion industrielle perdent encore un peu plus de leur substance et de leurs espoirs d’avenir.
L’ultime espoir de sauver 370 emplois s’est évanoui dans les griffes de l’État. Ce projet de Scop, porté par Revive et plébiscité par les travailleurs, avait pourtant reçu des « encouragements » bien tardifs des autorités.
« Incroyable, on ne comprend pas… Les soutiens étaient là et les pouvoirs publics avaient mis en place une mobilisation jamais vue auparavant », s’est exclamé François Bonneau, visiblement désemparé.
On ne comprend pas, les soutiens étaient là, une mobilisation sans précédent avait été faite par les pouvoirs publics.
Nos ouvriers paient cash l’absence totale de vision industrielle de nos élites parisiennes.
IMPORTANT - À lire
La liquidation de Brandt est un coup dur pour notre industrie et nos territoires. Derrière les "plans de revitalisation" et les "cellules de reclassement", ce sont des centaines de familles qui vont affronter les fêtes avec l'angoisse du lendemain. Un désastre qui illustre l'absence de vision industrielle de nos élites.
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