Le stablecoin Qivalis, une solution pour les élites financières, un piège pour les épargnants

Plusieurs grandes banques européennes prévoient lancer en 2026 un stablecoin adossé à l’euro

🔥 Les essentiels de cette actualité

  • BNP Paribas et 9 banques européennes lancent Qivalis, un stablecoin adossé à l’euro, prévu pour 2026. Une solution pour les paiements numériques sécurisés ?
  • Choix stratégique d’Amsterdam pour échapper à la surveillance : BNP opte pour une licence néerlandaise, loin des autorités françaises.
  • Qivalis promet de défier l’hégémonie du dollar, mais est-ce vraiment une alternative pour les épargnants ou un piège des élites financières ?
  • Contrôle accru et perte de pouvoir d’achat : les citoyens doivent-ils craindre pour leur souveraineté financière avec l’arrivée de ces monnaies numériques ?

BNP Paribas s’associe à neuf autres mastodontes bancaires européens (ING, UniCredit, CaixaBank et consorts) pour lancer un stablecoin adossé à l’euro.

Baptisé Qivalis, ce projet vise à créer une monnaie virtuelle opérationnelle d’ici la seconde moitié de 2026.

L’objectif officiel est de monter une infrastructure de paiement numérique « sécurisée » et conforme aux règlements de Bruxelles, dont l’accord MiCA sur les crypto-actifs.

Pourtant, il est difficile de croire que cette initiative vise réellement notre intérêt, comme si plus de contrôle était ce dont nous avions besoin !

Les dessous d’une licence néerlandaise : fuite ou manœuvre ?

Ce n’est pas un hasard si Qivalis sera basée à Amsterdam, loin de toute surveillance populaire.

Ces grands groupes bancaires ont déposé leur demande de licence auprès de la Banque centrale néerlandaise, et non pas française.

Le fait que BNP, supposément « fleuron français », choisisse de s’abriter derrière une juridiction déjà connue comme paradis fiscal pour les grandes entreprises en dit long sur leurs véritables priorités.

Cette manœuvre illustre comment les élites financières jouent avec les règles.

Elles choisissent soigneusement les cadres les plus avantageux pour leurs profits, s’affranchissant ainsi de nos autorités nationales tout en restant « conformes » aux règles européennes.

Notre souveraineté financière ? Ils s’en moquent !

Le prix de la dépendance et l’illusion de l’alternative

Ce nouveau projet prétend bousculer l’hégémonie du dollar américain, dont les géants (Tether, USD Coin) trustent plus de 90 % du marché mondial des stablecoins – près de 300 milliards de dollars.

Les euro-stablecoins font aujourd’hui pâle figure face à leurs homologues en dollar, qui ne font que renforcer la mainmise américaine sur nos finances.

Seule consolation : Qivalis pourrait offrir une alternative face à cet empire qui nous asservit depuis des décennies.

Les entreprises et particuliers du Vieux Continent pourraient profiter de virements internationaux plus rapides et moins chers.

Mais méfiance : quand les élites financières vous promettent des économies, c’est rarement pour votre bien.

Contrôle des citoyens et effondrement du pouvoir d’achat

Entre-temps, c’est notre pouvoir d’achat qui continue de fondre, tandis que les élites financières préparent tranquillement leur prochaine manœuvre.

Bien pratique, ce délai jusqu’à 2026, pour que l’opinion publique ait le temps d’oublier les questions qu’elle devrait poser.

Derrière ces innovations technologiques se cache toujours la même volonté de surveiller et de contrôler nos transactions.

On nous parle d’un « cadre réglementaire strict », mais quiconque a déjà observé les mécanismes financiers sait que ces grands groupes trouvent toujours des failles pour maximiser leurs profits.

Pendant ce temps, les petits épargnants français se verront appliquer des frais et des restrictions que ces géants s’empresseront de contourner.

Ce jeton risque surtout de renforcer le contrôle des transactions par un système bancaire déjà omnipotent.

La dépendance aux États-Unis demeure le prétexte parfait pour introduire ces nouvelles monnaies numériques. Mais à quel prix ?

La souveraineté individuelle. Car ne nous y trompons pas : ces stablecoins préparent le terrain pour l’euro numérique et la fin programmée du cash – dernier bastion de notre liberté financière.

IMPORTANT - À lire

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