Macron joue les gros bras avec la Chine

Macron menace la Chine de mesures drastiques après sa visite

🔥 Les essentiels de cette actualité

  • Macron menace la Chine de droits de douane si le déficit commercial ne diminue pas. Des mesures fortes dans les prochains mois, à l’image des États-Unis.
  • La Chine poursuit sa stratégie d’expansion face à une Europe divisée. L’Allemagne, clé de voûte, n’est pas alignée avec la France.
  • Macron critique le protectionnisme américain, mais pointe du doigt l’incapacité européenne à défendre son économie face à Pékin.
  • L’UE doit accepter des investissements chinois et renforcer sa compétitivité pour réduire le déficit, selon le président.

Encore des menaces en l’air de Macron qui joue les gros bras après sa visite protocolaire en Chine.

Il menace le pays de droits de douane « dans les tout prochains mois » si Pékin ne prend pas de mesures pour réduire le déficit commercial croissant avec l’Union européenne.

Je leur ai dit que, s’ils ne réagissaient pas, nous, Européens, serions contraints, dans les tout prochains mois, de prendre des mesures fortes (…) à l’instar des Etats-Unis, comme par exemple des droits de douane sur les produits chinois.

Le chef de l’État prétend défendre les intérêts économiques français, alors qu’il a bradé notre souveraineté industrielle depuis des années.

Ses gesticulations diplomatiques masquent mal l’impuissance de l’Europe face au géant asiatique.

Ces droits de douane, s’ils étaient appliqués, ne se transformeraient-ils pas en nouvelle taxe déguisée qui frapperait encore le porte-monnaie des Français ?

La stratégie de la chine face à une europe divisée

La Chine, elle, poursuit tranquillement sa stratégie d’expansion économique mondiale, tandis que nos politiciens s’agitent avec des déclarations médiatiques sans lendemain.

D’autant que Pékin sait parfaitement qu’une Europe divisée ne représente pas une vraie menace.

Notre homme d’État garde les pieds sur terre. Monter une opposition européenne unifiée face à Pékin ?

Pas si simple. Il relève que l’Allemagne, très présente en Chine, n’est « pas encore totalement sur notre ligne ».

Typique : quand il s’agit de défendre leurs intérêts économiques, les grandes puissances européennes oublient bien vite les belles paroles sur la solidarité continentale.

Macron ajoute que la confrontation de la Chine « vient percuter le cœur du modèle industriel et d’innovation européen, historiquement basé sur la machine-outil et l’automobile. »

Et voilà que Macron, ce président en mal de popularité, essaie encore de nous faire avaler des couleuvres. Le protectionnisme de Trump ? Un bouc émissaire bien commode !

« Elle accroît nos problèmes en redirigeant les flux chinois massivement sur nos marchés », met en avant le président français.

Il est à noter que Washington, qui avait imposé de forts tarifs douaniers, les a récemment réduits de 57% à 47% dans le cadre d’un accord fin octobre.

La bonne blague ! Notre cher président préfère pointer du doigt les États-Unis plutôt que d’admettre son incapacité chronique à défendre notre économie face à Pékin.

Encore une pirouette rhétorique pour masquer l’échec cuisant de nos politiques européennes complaisantes avec la Chine.

Aujourd’hui, nous sommes pris entre les deux et c’est une question de vie ou de mort pour l’industrie européenne.

Les réponses de l’union européenne face aux défis

Le président a également réitéré que pour réduire le déficit commercial, l’Europe devait accepter des investissements chinois.

Nous ne pouvons pas constamment importer. Les entreprises chinoises doivent venir sur le sol européen.

Il reconnaît que l’UE doit se prémunir dans les domaines fragiles – comme l’automobile face au rouleau compresseur des véhicules électriques chinois – et parallèlement « réengager une politique de compétitivité. »

Il développe que cela passe par « la simplification, l’approfondissement du marché unique, des investissements dans l’innovation, une juste protection de nos frontières, un aboutissement de notre union douanière (…) et une politique monétaire ajustée », nous explique-t-il avec son jargon habituel.

Encore des promesses creuses derrière des mots compliqués. On connaît la musique : simplifier pour qui ? Protéger quelles frontières exactement ?

Et cette « politique monétaire ajustée », c’est juste un autre moyen de nous faire les poches pendant qu’ils s’arrangent entre eux.

Les élites bruxelloises nous sortent toujours le même disque rayé quand il s’agit de justifier leur existence et leurs salaires pharaoniques.

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