Contrat de formation au Collège d’Europe : Federica Mogherini inculpée pour corruption

Federica Mogherini inculpée pour corruption

🔥 Les essentiels de cette actualité

  • Federica Mogherini, ex-cheffe de la diplomatie européenne, inculpée pour corruption dans l’attribution d’un contrat au Collège d’Europe qu’elle dirige.
  • Enquête du parquet européen : soupçons de conflit d’intérêts et fraude. Perquisitions à Bruxelles et Bruges, trois arrestations dont Mogherini.
  • Le Collège d’Europe, pépinière de technocrates, au cœur du scandale. Mogherini symbolise le système des postes entre « amis ».

L’affaire qui éclabousse Federica Mogherini, ex-cheffe de la diplomatie européenne, s’épaissit.

La voilà désormais inculpée pour corruption ! Le parquet européen l’a confirmé mercredi : l’enquête vise directement l’attribution d’un juteux contrat de formation pour futurs diplomates au Collège d’Europe – institution qu’elle dirige aujourd’hui.

Les soupçons portent sur un évident conflit d’intérêts. D’abord à la tête de la diplomatie de Bruxelles de 2014 à 2019, puis comme directrice du Collège, l’Italienne voit son institution empocher un contrat européen. On n’est pas vraiment surpris, n’est-ce pas ?

Encore une ponte de l’UE dans le viseur de la justice. Celle qui représentait la « vertu » européenne à l’international se retrouve mêlée à une affaire de gros sous.

Les élites européennes sous le feu des projecteurs

L’Union européenne, cette machine bureaucratique qui prétend nous donner des leçons, n’est visiblement pas capable de faire le ménage.

Alors qu’on nous parle sans cesse d’éthique, ces gens-là semblent jouer avec notre argent comme si c’était le Monopoly.

L’affaire s’est accélérée mardi lorsque la police belge a débarqué au siège bruxellois du service diplomatique de l’UE (EEAS) et dans plusieurs bâtiments du Collège d’Europe à Bruges. Les agents ont aussi fouillé les domiciles privés des suspects. Résultat : trois arrestations.

Après une intense journée d’interrogatoire à Bruxelles, Federica Mogherini ainsi que deux autres suspects ont été inculpés : Stefano Sannino, ponte de la Commission européenne, et Cesare Zegretti, dirigeant une partie du Collège. Ils ont été relâchés sous conditions après leur garde à vue.

D’après le parquet européen, les suspects sont poursuivis pour « fraude et corruption dans le cadre de marchés publics, conflit d’intérêts et violation du secret professionnel ».

Ces pratiques douteuses révèlent l’hypocrisie de nos dirigeants qui s’en affranchissent quand il s’agit de leurs petits arrangements entre amis.

Le Collège d’Europe, pépinière de technocrates

Le Collège d’Europe à Bruges, véritable pépinière de technocrates bruxellois, accueille depuis 2020 l’ex-cheffe de la diplomatie européenne comme rectrice.

Un poste prestigieux pour cette Italienne qui a fait ses armes au sein des institutions.

Cette institution belge façonne depuis des décennies l’esprit de nos futurs dirigeants, les formatant aux dogmes bruxellois.

Mogherini elle-même symbolise parfaitement ce système où l’on se repasse les postes entre « amis ».

Après avoir quitté son poste de Haute Représentante, elle n’a pas mis longtemps à retrouver un fauteuil confortable à la tête de cette usine à fonctionnaires.

Pendant que les citoyens ordinaires subissent de plein fouet l’inflation et la précarité, ces hauts fonctionnaires préparent leur carrière avec des salaires et avantages que le commun des mortels ne peut même pas imaginer.

La démission en catimini et la rhétorique du choc

Face au scandale, la tactique est aussi vieille que l’UE elle-même : feindre la surprise et tenter de minimiser.

Mercredi soir, Federica Mogherini a juré ses grands dieux que le Collège d’Europe n’avait jamais failli à « ses fameuses normes d’intégrité et d’équité ». Elle a ajouté :

J’ai pleinement confiance dans la justice et suis convaincue que le bien-fondé des mesures prises par le Collège sera confirmé.

Des mots bien ronflants pour une institution qui baigne dans l’opacité bruxelloise.

Mercredi, Stefano Sannino, chef de la branche Moyen-Orient, Afrique du Nord et Golfe à Bruxelles, a pris tout le monde de court en annonçant à ses équipes son départ anticipé à la retraite.

Ce ponte de la Commission européenne, inculpé, a préféré plier bagage.

On se demande bien si cette « retraite anticipée » n’est pas une façon élégante de quitter le navire avant qu’il ne prenne l’eau davantage.

De son côté, Kaja Kallas, qui dirige la diplomatie européenne seulement depuis décembre 2024, a écrit au personnel de l’EEAS.

La responsable estonienne a tenté de minimiser le scandale en jugeant ces accusations « profondément choquantes » et en affirmant :

Nous coopérons pleinement à l’enquête, dans une transparence totale.

Bien entendu, cette rhétorique d’apaisement sonne creux face à la gravité des faits reprochés.

Le Parquet européen et le fossé grandissant

L’enquête est le fait du parquet européen, créé en 2021 pour traquer les fraudes aux fonds de l’UE.

Contrairement à l’Olaf qui se contentait de faire de jolis rapports sans suite, cet organe supranational possède un vrai pouvoir judiciaire.

Le parquet européen a ordonné l’enquête et un juge d’Ypres, petite ville de Flandre occidentale, s’en charge désormais. Mais les juges belges auront-ils la liberté d’enquêter vraiment ?

Ces accusations montrent une fois de plus le fossé grandissant entre une classe politique européenne déconnectée et les citoyens.

On attend maintenant les explications de nos élites bruxelloises qui, comme d’habitude, vont probablement minimiser l’affaire ou la noyer dans un jargon incompréhensible.

Combien d’autres scandales restent enfouis dans les méandres administratifs de cette institution ?

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