5 euros, 10 euros, parfois plus. Les masques grand-public, ces protections à usage non-sanitaires que les pharmaciens ont le droit de vendre aux Français à partir de ce lundi, portent des étiquettes variées. Mais le gouvernement n’entend pas, comme il l’a fait avec le gel hydroalcoolique, encadrer le prix de ces masques que fabriquent les PME françaises.
“Un masque peut avoir différentes caractéristiques, qu’il s’agisse du nombre d’utilisations, de marques éventuellement. Pour ces raisons, l’approche qui consiste à dire ‘il y a un prix maximum’ risquerait de freiner l’innovation”, a indiqué ce lundi la secrétaire d’Etat Agnès Pannier-Runacher, à l’occasion d’une conférence de presse sur ce sujet.
Pour autant, le gouvernement, “suit de très près ce sujet pour éviter tout abus”, a-t-elle assuré. Et s’il n’est pas question de plafonner le prix des masques, l’Etat estime toutefois qu’un prix raisonnable reviendrait à “à peu près 20 centimes par usage” pour ces masques lavables et réutilisables. Celle qui a été chargée du développement de la filière masques en France a précisé que “l’objectif est de permettre aux Français de se servir en masques en fonction de leur budget. […]
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