La SNCF impose les rendez-vous : quand la modernisation rime avec exclusion

La SNCF impose désormais des rendez-vous pour acheter ses billets

🔥 Les essentiels de cette actualité

  • La SNCF impose des rendez-vous pour acheter des billets, compliquant la vie des usagers. Une mesure absurde qui touche surtout les seniors et les ruraux.
  • PrĂ©sentĂ©e comme une modernisation, cette obligation cache en rĂ©alitĂ© une rĂ©duction drastique du personnel et des guichets. Une stratĂ©gie d’Ă©conomies Ă  court terme.
  • Les usagers constatent une dĂ©shumanisation du service public : guichets fermĂ©s, files d’attente et procĂ©dures compliquĂ©es. OĂą est le progrès ?

Une contrainte absurde pour acheter un billet

Depuis juillet dernier, la SNCF impose une contrainte supplémentaire à ses usagers : prendre rendez-vous avant d’acheter un simple billet au guichet.

Cette mesure, déjà effective dans 29 gares françaises, complique encore un peu plus la vie de ceux qui préfèrent le contact humain.

Les tarifs augmentent, les retards s’accumulent… et maintenant, il faut planifier sa venue pour espérer parler à un guichetier.

Une nouvelle bureaucratie ferroviaire, symptomatique d’un service public qui s’éloigne toujours plus des citoyens.

Les oubliés du numérique : seniors et ruraux en première ligne

Les plus touchés ? Nos aînés, les personnes peu à l’aise avec Internet et les habitants des zones rurales.

Ce système repose sur l’utilisation d’applications et de plateformes en ligne, excluant de fait ceux qui ne maîtrisent pas ces outils.

La fameuse « fracture numérique » dont on nous parle tant devient ici un prétexte pour restreindre encore l’accès aux services publics.

Après la fermeture de centaines de guichets ces dernières années, cette étape supplémentaire ressemble fort à une stratégie pour faire disparaître définitivement l’accueil physique.

Une modernisation déguisée : moins d’humains, plus de machines

Cette « obligation de rendez-vous » est présentée comme une modernisation du service.

En réalité, elle masque une politique d’économies à court terme : moins de personnel, moins de guichets, moins de contact humain.

« Ce plan de restructuration vise clairement à faire des économies sur le dos des usagers, en réduisant drastiquement les horaires des guichets et en accélérant leur fermeture », explique Samuel Depoix-Badeau, porte-parole de la CGT cheminots.

Ce plan a pour vocation à la fois de réduire les horaires d’ouverture des guichets et d’accélérer leur fermeture. Ce qui est juste contraire au service public.

Le discours officiel vante la « fluidité » et « l’efficacité ». Mais dans les faits, les files d’attente s’allongent, les horaires se réduisent et les usagers s’épuisent. On appelle cela du progrès ?

Les usagers face à un service public déshumanisé

Pendant que la direction se félicite d’un taux de satisfaction de « 96 % », les voyageurs constatent la réalité : guichets fermés, agents débordés, machines en panne et procédures toujours plus compliquées.

C’est un service qui existe depuis des années, et qui plaît à nos clients, 96% en sont satisfaits.

Cette modernisation à marche forcée laisse sur le bord du chemin nos aînés, les familles modestes et tous ceux qui n’ont pas grandi un smartphone à la main.

Chaque guichet fermé, chaque service automatisé, c’est un bout de notre service public qui disparaît.

IMPORTANT - À lire

La SNCF impose les rendez-vous, excluant ainsi les seniors, les ruraux et tous ceux qui n'ont pas grandi un smartphone à la main. Cette modernisation à marche forcée laisse sur le bord du chemin une partie de la population, tandis que les guichets ferment et les services s'automatisent.

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