🔥 Les essentiels de cette actualité
- Le système de santé mentale des jeunes est en désordre total, selon le ministre Philippe Baptiste. Découvrez l’ampleur du chaos.
- Un nouveau portail numérique proposé comme solution, mais sans détails concrets. Est-ce suffisant face à l’urgence?
- Les chiffres alarmants: doublement des troubles psychiques chez les étudiants en dix ans. Une génération en détresse.
- Six suicides étudiants en deux mois rapportés par le Crous. Une situation dramatique que le gouvernement ignore. Lisez la suite.
Un système à la dérive
Face à une explosion de mal-être chez les jeunes, le ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, reconnaît à demi-mot le désordre total du système de santé mentale.
Associations et professionnels se marchent dessus, les dispositifs se chevauchent, personne ne coordonne rien.
« Il faut qu’on arrive à mieux organiser les choses », lâche-t-il, lors d’une visite à l’université Paris Est Créteil (Upec), comme si personne n’y avait pensé avant.
Il faut qu’on arrive à mieux organiser les choses.
La grande illusion numérique
Sa grande trouvaille ? Un nouveau portail numérique, censé rassembler téléphone, mails et tchats.
Rien de concret, évidemment — seulement une consigne aux « services du ministère » de lui bricoler quelque chose « avant la fin de l’année », selon ses propres mots à l’AFP.
Ce que je demande aujourd’hui aux services du ministère et à tous les acteurs, c’est de nous proposer des solutions […] avant la fin de l’année.
Et pendant ce temps-là, les jeunes s’enfoncent dans la souffrance.
Les chiffres, eux, parlent d’eux-mêmes. En dix ans, les troubles psychiques chez les étudiants ont doublé.
Un tiers des 11-24 ans présente aujourd’hui des signes d’anxiété ou de dépression, d’après une étude de l’Inserm et de l’Université Paris-Cité.
Ces données illustrent une réalité que le gouvernement refuse d’affronter : une génération entière vacille.
Pendant que les ministères préparent des « solutions » bureaucratiques et des plateformes web, le désespoir s’installe.
Le Crous rapporte six suicides étudiants en deux mois seulement cette année.
Une situation dramatique que nos dirigeants observent avec une distance glaçante.
Des causes connues, une inaction totale
Certes, le gouvernement évoque l’après-Covid pour justifier la crise, mais même le ministre admet que « l’effet Covid n’explique pas tout ».
Lors de la réunion à l’Upec, plusieurs causes ont été évoquées : précarité croissante, isolement, violences sexuelles, harcèlement.
Tout est sur la table, rien n’avance. Et pendant que ces causes s’accumulent, les priorités restent ailleurs.
os étudiants, l’avenir du pays, survivent dans des conditions indignes, pendant que l’argent public file vers des chantiers plus médiatiques.
La détresse de notre jeunesse ne semble peser que lorsqu’elle sert une communication de crise.
IMPORTANT - À lire
Face à l'inaction du gouvernement sur la santé mentale des jeunes, il est temps d'approfondir le sujet. Notre revue papier mensuelle analyse en détail les causes profondes de cette crise, de la précarité croissante au harcèlement en passant par l'isolement.
Pendant que les ministères bricolent des "solutions" numériques, nous enquêtons sur le terrain et donnons la parole aux experts. Chaque mois, plongez au cœur des enjeux qui façonnent notre société et l'avenir de notre jeunesse. Abonnez-vous dès maintenant à notre revue papier.
