La Fed réduit ses taux, mais déçoit la Maison-Blanche

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🔥 Les essentiels de cette actualité

  • La Fed réduit timidement ses taux, provoquant la déception de la Maison-Blanche. Trump critique cette mesure jugée insuffisante.
  • Stephen Miran, nouveau gouverneur, vote contre et souhaite une baisse deux fois plus importante. Sa nomination rapide témoigne de la détermination de Trump.
  • Les prévisions économiques affichent un optimisme suspect, masquant la détérioration réelle du système économique.
  • La politisation de la Fed et la coordination internationale soulignent l’influence politique sur l’institution, remettant en question son indépendance.

La Réserve fédérale reste frileuse. Trump, lui, ne cache pas sa déception face à cette ridicule baisse des taux.

Son nouveau gouverneur Stephen Miran a voté contre cette mesure, jugée bien trop timide. L’homme voulait une réduction deux fois plus importante, un demi-point qui aurait véritablement marqué une rupture avec cette prudence excessive.

Nomination stratégique et prévisions économiques

Nommé par Trump, Stephen Miran remplace Adriana Kugler au poste de conseiller économique.

Le Sénat, désormais sous contrôle républicain, n’a pas perdu de temps pour valider cette nomination. Après un vote express lundi soir, Miran prête serment dès mardi matin, juste avant sa première réunion, illustrant l’ a rapidité du calendrier et la détermination de Trump à placer ses pions sans attendre.

Malgré cette dynamique interne, les prévisions économiques affichent un optimisme suspect : la croissance est prévue à 1,6 % pour 2025, légèrement supérieure aux 1,4 % annoncés en juin dernier, mais en forte baisse par rapport aux 2,8 % de 2024.

Ces projections annoncées peinent à rendre compte de la situation économique telle qu’elle se manifeste dans les faits.

Indépendance contestée et coordination internationale

Stephen Miran s’engage à une « indépendance » théorique, tout en refusant de démissionner de son poste à la Maison-Blanche, ce qui a provoqué l’indignation démocrate.

Parallèlement, Lisa Cook, gouverneure de la Fed, doit se défendre face à des accusations venant du camp présidentiel, révélant un conflit d’intérêts et une influence politique sur l’institution.

Cette politisation s’inscrit dans un contexte plus large où, mercredi, la Banque centrale canadienne a emboîté le pas à Washington en abaissant ses taux, illustrant une coordination internationale qui profite avant tout aux mêmes acteurs financiers.

Marché du travail et politique monétaire

La Réserve reconnaît timidement un ralentissement de la création d’emplois. Le taux de chômage a progressé, mais reste présenté comme « bas ».

L’an passé, les taux avaient été abaissés d’un demi-point, puis deux fois d’un quart de point. Pour 2025, de nouvelles baisses sont prévues, mais ces ajustements profitent essentiellement aux marchés financiers, tandis que les épargnants constatent peu d’effet sur leurs crédits ou placements.

Ce yo-yo monétaire masque la détérioration réelle du système économique, alors que l’institution continue de vanter chaque baisse historique comme un succès.

Trump contre la Fed : l’illusion de l’indépendance

Depuis des mois, Trump s’acharne contre la Fed, exigeant des baisses importantes de taux et contestant la direction de Jerome Powell.

Cette offensive souligne à quel point l’institution, censée rester indépendante, se retrouve vulnérable aux pressions politiques.

Dans ce climat de tensions, les marchés continuent de prospérer, entretenus par l’illusion d’une neutralité monétaire qui masque les fractures économiques réelles.

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