🔥 Les essentiels de cette actualité
- François Villeroy de Galhau critique le « gâchis politique » et appelle à plus de compromis pour sortir de l’impasse.
- Le gouverneur de la Banque de France propose des mesures d’austérité, mais reste vague sur sa propre implication future.
- La France, autrefois « locomotive de l’Europe », est aujourd’hui comparée à un « wagon de queue » par Villeroy.
Le compromis, ce n’est « pas un gros mot »
Il est rare qu’un gouverneur de la Banque de France sorte de sa réserve, et c’est précisément ce qui rend cette sortie d’autant plus significative.
François Villeroy de Galhau, habituellement discret, a choisi ce vendredi de hausser le ton. Au micro de RTL, il a déclaré :
Je suis comme tous les Français, j’aime notre pays et j’en ai vraiment assez de ce gâchis politique.
Avant d’ajouter, dans un registre inhabituel pour un haut fonctionnaire :
Il est temps de passer des compromis – ce n’est pas un mot injurieux – et de faire des coalitions.
Ces mots, censés appeler à la responsabilité politique, sonnent comme une tentative de sermonner des dirigeants déconnectés.
Les grands discours sur le « compromis » fleurissent pendant que les problèmes concrets des Français, eux, restent ignorés.
Les vrais problèmes des Français
On connaît la chanson : à chaque crise politique, les élites parlent de « stabilité » et de « consensus » pour mieux éviter les sujets qui fâchent.
Pendant qu’on nous invite à « coaliser », personne ne s’attelle sérieusement aux priorités du quotidien — pouvoir d’achat en chute libre, insécurité galopante, souveraineté nationale sacrifiée.
Le gouverneur prétend avoir « assez de ce gâchis politique ».
Mais n’est-il pas lui-même un rouage central de ce système qui a conduit le pays dans l’impasse ?
Le rôle de Villeroy de Galhau dans le « gâchis politique »
Difficile de croire à une sincère préoccupation pour la France quand les actes contredisent systématiquement les discours.
Pour le gouverneur de la Banque de France, l’effort de réduction du déficit public devra porter « aux trois quarts sur une maîtrise des dépenses publiques ».
En clair, il s’agira de tailler dans les services essentiels, pendant que « les mesures fiscales peuvent agir à titre complémentaire », avec, selon lui, « des mesures temporaires […] dans le sens de la justice fiscale ».
Autrement dit : les classes moyennes et les entrepreneurs seraient épargnés — du moins officiellement.
De « locomotive de l’Europe » au « wagon de queue »
Après un déficit public attendu à 5,4 % du PIB en 2025, Villeroy de Galhau juge indispensable de le réduire « d’au moins 0,6 point » dès l’année suivante, afin d’atteindre en 2029 le seuil des 3 % imposés par Bruxelles, condition sine qua non, dit-il, pour « stabiliser le niveau de la dette publique ».
Et de prévenir :
Toute l’Europe nous regarde aujourd’hui, et les investisseurs, qui sinon peuvent nous sanctionner sur les marchés.
Puis d’enfoncer le clou :
La France, traditionnellement, c’est la locomotive de l’Europe. Aujourd’hui, c’est le wagon de queue.
Une formule qui résume à elle seule l’échec du modèle économique qu’il a contribué à défendre.
Croissance en berne, Français mis à contribution
Pour 2025, la Banque de France prévoit une croissance famélique de 0,7 % du PIB.
Mais le gouverneur attribue déjà ce ralentissement à la situation politique intérieure, qu’il estime coûter « au moins 0,2 point » de croissance.
Son raisonnement va plus loin : si les ménages réduisaient leur épargne — qui atteint pourtant un record de plus de 18 % du revenu disponible brut — d’un seul point, cela « rapporterait 0,4 point de croissance supplémentaire ».
En clair : les Français, déjà étranglés par l’inflation et l’instabilité, devraient encore consommer davantage pour compenser les erreurs du pouvoir.
Et ce n’est pas tout. En ajoutant les tensions géopolitiques et commerciales internationales, Villeroy estime que le contexte d’incertitude coûte « 0,4 ou 0,5 point » de croissance.
À raison de 3 milliards d’euros par dixième de point, la facture devient colossale — des milliards partis en fumée à cause des errements politiques et diplomatiques.
Le technocrate qui parle, mais n’assume rien
Interrogé sur une éventuelle participation à un futur gouvernement, François Villeroy de Galhau s’est gardé de répondre, préférant se retrancher derrière son rôle institutionnel. Sa « mission », dit-il, est à la Banque de France.
Pratique, en effet, pour commenter la politique sans en assumer les conséquences.
Et pendant que le gouverneur fustige « le gâchis politique », il contribue lui-même, par ses choix et ses prescriptions, à prolonger le désordre économique qui mine le pays.
IMPORTANT - À lire
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Pendant que les élites parlent de "stabilité", nous mettons en lumière les problèmes concrets des Français : pouvoir d'achat en berne, insécurité galopante, souveraineté sacrifiée. Découvrez nos analyses sans langue de bois pour voir au-delà des apparences.
