Starmer veut reconnaître la Palestine : Netanyahou crie à la trahison

Keir Starmer

🔥 Les essentiels de cette actualité

  • Keir Starmer annonce vouloir reconnaître la Palestine, provoquant une réaction virulente de Netanyahu qui crie à la trahison. Quelle sera l’impact de cette décision sur les relations internationales?
  • Le leader travailliste britannique espère ainsi redynamiser le processus de paix au Moyen-Orient. Découvrez les détails de son plan et les réactions des différents acteurs.
  • Cette annonce pourrait-elle bouleverser la donne diplomatique? Analyse des répercussions potentielles sur la scène mondiale et les prochaines étapes à suivre.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a accusé ce mardi son homologue britannique Keir Starmer de « récompenser le terrorisme monstrueux du Hamas », après que ce dernier a annoncé que Londres reconnaîtra l’État de Palestine en septembre , sauf si Israël prend certains engagements.

Netanyahou averti :

« Un État jihadiste à la frontière d’Israël aujourd’hui menacera la Grande-Bretagne demain »

Il martèle :

« La complaisance envers les terroristes djihadistes est toujours un échec »,

La vieille rengaine, encore et toujours : le danger serait d’abord chez eux, puis chez nous. Une rhétorique de la peur, servie à chaque conflit au Moyen-Orient pour justifier des politiques d’alignement aveugle.

La menace fantasmée : toujours la même recette

Comme par hasard, dès que les bombes pleuvent sur Gaza, on nous ressort cette menace fantasmée qui frapperait l’Europe.

Des mots choisis, calibrés, pour effrayer les opinions publiques occidentales et s’assurer leur soutien inconditionnel.

Mais pendant qu’on nous agite ces épouvantails sécuritaires, qui pose vraiment la question des intérêts occidentaux dans ces conflits sans fin ?

Starmer cède sous la pression

Alors que la contestation montait contre lui , face à la pression populaire et aux critiques croissantes, Starmer s’est enfin décidé à reconnaître l’État palestinien :

« J’ai toujours dit que nous le ferions au moment où cela aurait le plus d’impact pour une solution à deux États. Maintenant que cette solution est menacée, c’est le moment d’agir »

Après des mois d’attentisme stratégique et de déclarations creuses, le Premier ministre britannique cède donc à la rue.

Une manœuvre bien connue : attendre que la situation devienne catastrophique pour faire semblant d’agir.

Les critiques n’ont pas tardé à fuser. Beaucoup l’accusent d’opportunisme, de ne prendre position que quand la pression médiatique devient insoutenable.

Comme tous nos dirigeants occidentaux, il joue la montre, enchaînant les annonces spectacles pendant que la situation sur le terrain continue de se dégrader.

Londres veut suivre Paris… mais à quel prix ?

Starmer sommé de suivre Macron, plus d’un tiers des députés britanniques le poussent à s’aligner.

Londres rejoint à son tour la « dynamique européenne » ou ce qu’il en reste. Un rare moment d’unité sur la scène internationale.

Mais l’exemple français divise. Une stratégie de diversion ? Ou une tentative désespérée de retrouver un vernis diplomatique dans le chaos politique intérieur ?

Une hypocrisie politique désormais flagrante

L’AFP a fait les comptes : 142 pays sur les 193 membres de l’ONU ont déjà reconnu l’État palestinien, proclamé en 1988 par les dirigeants palestiniens en exil.

La France, longtemps frileuse, Macron a finalement annoncé que Paris « reconnaîtra l’État de Palestine » lors d’une allocution en septembre à l’ONU.

Une reconnaissance à retardement, soigneusement mise en scène pour les grandes occasions diplomatiques.

Pendant ce temps, plusieurs pays européens ont brisé l’omerta : l’Irlande, l’Espagne, la Norvège en mai, puis la Slovénie en juin. Preuve que même dans une Europe souvent docile, certains osent encore affirmer leur souveraineté.

Ces reconnaissances interviennent dans un contexte où nos gouvernements occidentaux ferment les yeux sur des exactions documentées, tout en nous imposant leurs leçons de morale à domicile.

Une belle leçon d’hypocrisie politique.

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