🔥 Les essentiels de cette actualité
- La Société Générale a officialisé la suppression de 1 800 postes d’ici 2027 sur ses 40 000 employés en France, via départs naturels.
- Cette stratégie, reposant sur un taux d’attrition naturel de 5 % et un gel des recrutements, suscite des critiques pour sa pression sur les salariés.
- Les syndicats accusent une politique du fait accompli favorisant les actionnaires, après un précédent de 900 suppressions en 2025.
- La validation finale prévue en avril incite à examiner les impacts sociaux et économiques de ces restructurations.
Le jeudi 22 janvier, la Société Générale a officialisé son plan de réorganisation : 1 800 postes seront supprimés d’ici 2027 sur les 40 000 que compte le groupe en France. La veille, mercredi 21 janvier, la CGT avait déjà révélé l’information.
La direction entend absorber ces suppressions via les « départs naturels » et la « mobilité interne », sans proposer de plan de départs volontaires, de mesures spécifiques pour les seniors ni de reclassements. Elle mise sur un taux d’attrition naturel de 5 %, combiné à un quasi-gel des recrutements, pour atteindre ses objectifs.
Cette stratégie suscite de vives critiques, certains y voyant le cynisme d’une élite financière face à une inflation qui pèse sur les salaires. Cette « usure silencieuse » des effectifs permettrait de réduire la masse salariale sans provoquer de remous sociaux immédiats, mais au prix d’une pression accrue sur les salariés restants, dans un contexte économique tendu.
Les syndicats dénoncent une stratégie du « fait accompli »
Les organisations syndicales fustigent une politique du fait accompli. Ce n’est pas une première : en février 2025, la direction de Slawomir Krupa avait déjà supprimé environ 900 postes au siège (5 % des effectifs), dans le cadre d’un plan d’économies rigoureux.
Le calendrier s’accélère : la validation définitive de ces restructurations est prévue lors d’une plénière exceptionnelle fin avril. Cette approche est perçue comme une manière de forcer la main aux représentants du personnel, tandis que la banque est accusée de privilégier les dividendes des actionnaires au détriment de ses collaborateurs.
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