🔥 Les essentiels de cette actualité
- BHL transforme Notre guerre en autoportrait héroïque, se mettant en scène comme un chef de guerre en Ukraine.
- Le documentaire, financé par l’argent public, verrouille le débat en présentant l’Ukraine comme le Bien absolu.
- Mike Borowski dénonce l’utilisation des médias publics pour imposer un récit militariste et pro-Kiev.
- BHL concentre tous les pouvoirs de production, sans aucun contre-pouvoir, révélant un conflit d’intérêts manifeste.
Mike Borowski démonte le récit militarisé de BHL dans « Notre guerre »
Le 29 juin à 12h30, Mike Borowski animera un direct pour décrypter un moment de propagande télévisuelle particulièrement emblématique : la diffusion sur France 5 du dernier documentaire de Bernard-Henri Lévy, intitulé Notre guerre. Un film présenté comme un témoignage humaniste… mais qui s’impose comme une opération de communication belliciste, au service d’un agenda idéologique bien rodé.
BHL, de philosophe à chef de guerre autoproclamé
Diffusé en prime time et financé par l’argent public, Notre guerre met en scène un Bernard-Henri Lévy transformé en figure militaire. Casque sur la tête, gilet pare-balles sur le torse, il arpente les tranchées ukrainiennes tel un vétéran investi d’une mission sacrée : réenchanter la guerre, relancer la ferveur pro-Kiev, et sauver l’image de Zelensky, qu’il érige en « Churchill du XXIᵉ siècle ».
Mais ce que le spectateur regarde, ce n’est pas un documentaire. C’est un autoportrait héroïque. Un prêche de guerre où le réel est mis en scène, où l’auteur s’efface derrière son propre mythe, financé et diffusé grâce à ses positions de pouvoir, notamment à la tête du directoire d’Arte.
Un récit unilatéral verrouillé
Le film ne propose ni analyse, ni complexité, ni nuance. L’Ukraine y incarne le Bien absolu, la Russie le Mal total. Toute critique du régime de Kiev est évacuée. Aucune mention des dérives autoritaires, des scandales de corruption, des purges internes. Aucun mot sur les pertes massives, l’enlisement militaire ou la lassitude des populations.
L’objectif est limpide : ressusciter l’adhésion populaire à une guerre que plus personne ne veut regarder en face. Justifier les milliards déjà dépensés. Préparer l’acceptation de ceux à venir. Et verrouiller le débat en criminalisant toute pensée dissidente.
Un film-milice pour un narratif otanien
Dans le fond, Notre guerre s’inscrit dans une stratégie plus large : celle d’un storytelling de guerre, parfaitement huilé, conçu pour écraser les doutes et galvaniser l’adhésion. Le pathos, les hymnes, les visages fermes, les plans millimétrés de BHL au cœur de l’action : tout est pensé pour émouvoir, pas pour informer.
Il ne s’agit pas d’expliquer, mais de faire vibrer. Pas de comprendre, mais de suivre. Pas de débattre, mais d’adhérer.
C’est ce que Mike Borowski compte dénoncer : l’utilisation de l’appareil médiatique public pour faire passer un message politique, sous couvert d’un prétendu humanisme. France 5, Arte, France Télévisions… tous complices dans cette opération de confusion narrative.
Une dérive personnelle, institutionnalisée
Le plus inquiétant, c’est que Bernard-Henri Lévy n’est pas un simple réalisateur. Il est le producteur, le diffuseur, le narrateur et le héros de son propre film. Il concentre à lui seul la chaîne complète de fabrication du message, sans le moindre contre-pouvoir. C’est une situation de conflit d’intérêts manifeste, maquillée en mission de service public.
Et ce n’est pas la première fois. BHL a déjà transformé d’autres conflits – Libye, Syrie, Kurdistan – en théâtre personnel. Notre guerre n’est que le dernier épisode d’une saga où la géopolitique est un décor pour sa propre épopée.
Conclusion :
Ce film n’est pas un documentaire. C’est un roman de guerre, écrit à la première personne, produit avec des moyens publics pour imposer un récit univoque. Le boycotter, ce n’est pas abandonner l’Ukraine. C’est refuser que la guerre devienne un spectacle, qu’un intellectuel devenu acteur militariste parle au nom de la nation. C’est défendre le droit de penser autrement, contre la propagande, la personnalisation du conflit, et l’instrumentalisation des médias publics.
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