🔥 Les essentiels de cette actualité
- Philippe Caubère, 75 ans, mis en examen pour proxénétisme et exploitation sexuelle. Une plaignante affirme avoir été contrainte à la prostitution.
- Agathe Pujol raconte un calvaire commencé à 17 ans, violée par des centaines d’hommes. Photos publiées sans consentement sur des sites de prostitution.
- Le comédien déjà accusé de viols et agressions sur mineures. Preuves matérielles et tentative de dissimulation ébranlent sa défense.
- Affaire soulève questions sur l’éthique de la défense et impunité des personnalités influentes. Silence des élites et traitement judiciaire en question.
L’affaire Philippe Caubère connaît un grave rebondissement. Le comédien de 75 ans, déféré fin novembre, a été mis en examen pour « proxénétisme ».
Le chef d’accusation est lourd : une plaignante affirme avoir été contrainte à la prostitution pendant des années, ses photos diffusées sur des sites spécialisés.
Encore une célébrité du monde culturel qui tombe.
L’enfer d’Agathe Pujol, du rêve au cauchemar
Le procès du metteur en scène triplement auréolé du Molière s’alourdit. Déjà mis en examen en février pour des « viols », des « agressions sexuelles » et de la « corruption sur trois mineures », il est maintenant aussi visé pour l’exploitation sexuelle de l’une d’elles, Agathe Pujol.
Selon son témoignage, son calvaire a commencé en 2010, à 17 ans. Lycéenne parisienne, elle écrit à Philippe Caubère son rêve de devenir comédienne. L’acteur, alors âgé de 60 ans, l’invite à un spectacle. Lors du second rendez-vous chez lui, il se serait livré à une agression sexuelle. Au troisième, ce serait un viol, toujours selon l’accusation.
Philippe Caubère jouait au mentor. Il prétendait « l’aider » à entrer dans les écoles de théâtre. D’après la plainte, l’homme aurait publié, sans son consentement, des photos d’elle dénudée sur des sites de prostitution. Il aurait proposé de « l’offrir » à des inconnus.
Agathe Pujol raconte avoir été violée par « des centaines d’hommes ». Elle affirme que les agressions se déroulaient chez des « clients », au bois de Vincennes, au domicile du metteur en scène ou dans sa résidence secondaire. Plusieurs fois par semaine, cette femme dit avoir subi l’indicible.
Une défense qui s’effondre face aux preuves matérielles
Le comédien maintient que les relations étaient consenties. Un juge d’instruction l’a pourtant mis en examen pour avoir prostitué la victime « par aide, assistance, protection, embauche, entraînement ou détournement ».
Philippe Caubère a aussi été mis en examen pour « altération ou soustraction d’élément de preuve ».
Son ancienne avocate, Marie Dosé, est visée par le même volet. Selon Le Monde, des emails suggèrent qu’ils auraient cherché à faire disparaître un ordinateur contenant des éléments compromettants.
Privilèges, silence et questions sans réponse
Sans vouloir préjuger de la suite, cette affaire rappelle que même les personnalités adoubées par le système peuvent parfois se croire au-dessus des lois. Quelle que soit l’issue judiciaire, ces révélations soulèvent de sérieuses questions sur l’éthique de la défense dans ce genre d’affaires sensibles.
Mis en liberté sous contrôle judiciaire, il lui est interdit d’entrer en contact avec les plaignantes. Son avocate refuse tout commentaire. Silence radio.
L’accumulation des charges, la nature des preuves et les délais de la procédure placent ce dossier sous un faisceau de questionnements sur le traitement judiciaire réservé aux personnalités influentes.
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