« Simple ralentissement économique » ? Non, « crise financière bien plus grave qu’un simple trou d’air conjoncturel », c’est le titre de cette tribune dans le Monde de l’économiste Sébastien Laye, qui décrit notre économie comme « bilancielle », c’est-à-dire que la richesse provient plus de la valeur financière des actifs que de la production effective, engendrant bulles et krachs.
Il a totalement raison.
Mais j’ai presque l’impression que l’on s’en fiche totalement.
Evidemment que nous sommes menacés par une crise financière monumentale qui est d’ailleurs exactement la même que celle de 2008/2009, enfin, pas la même mais disons la conséquence des politiques menées pour lutter contre la récession de la crise précédente.
La question n’est plus de savoir si nous avons des bulles. Il n’y a que cela des bulles spéculatives.
La question n’est plus de savoir si les banques sont fragiles ou pas… Elles le sont.
La question n’est plus de savoir si nous avons des agents économiques insolvables, ils le sont tous en réalité.
La question n’est plus de savoir si les Etats rembourseront ou pas leurs dettes. Ils ne le feront pas.
La seule question qui vaille est celle-ci :
Les banques centrales vont-elles continuer à injecter de l’argent pour éviter que tous les problèmes listés plus hauts restent sous contrôle ou… pas ?
Tout le reste c’est de l’écume.
Charles SANNAT
Source Le Monde ici
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