Macron accuse les États-Unis de vouloir « affaiblir et subordonner l’Europe »

Macron accuse les États-Unis de chercher à affaiblir l'Europe

🔥 Les essentiels de cette actualité

  • Emmanuel Macron accuse les États-Unis, sous Trump, de chercher ouvertement à affaiblir et subordonner l’Europe via des droits de douane agressifs, incitant à une riposte ferme.
  • L’Europe possède des outils puissants comme le bazooka anti-coercition pour protéger sa souveraineté, mais hésite à les utiliser contre son allié historique.
  • Face à la brutalité et au chaos mondial imposés par Washington, Macron prône le calme et l’état de droit pour éviter une escalade inutile.
  • Il propose de ranimer le G7 en forum pour des solutions collectives, défiant le projet américain d’un Conseil de paix dominé.

Au Forum économique mondial de Davos, mardi 20 janvier, Emmanuel Macron n’y est pas allé par quatre chemins.

Face aux menaces de Donald Trump de frapper de nouveaux droits de douane les pays qui soutiendraient le Groenland, le président français a lancé une charge lourde.

Les États-Unis, dit-il, « cherchent ouvertement à affaiblir et subordonner l’Europe. »

Accumulation de droits de douane jugés inacceptables, pressions contre la « souveraineté » des États : pour Macron, Washington veut dominer le continent.

L’Europe dispose d’outils « très puissants » en matière commerciale et doit les « utiliser » lorsqu’elle « n’est pas respectée », martèle-t-il.

Le fameux bazooka anti-coercition de l’UE, mécanisme technocratique censé protéger les nations, attend sur le pas de la porte.

Dans ce chaos mondial où la loi du plus fort reprend du terrain, Macron dénonce la brutalité américaine.

Trump impose sa loi par la force. Face à la situation, Macron tente de reprendre la main :

C’est fou, je le regrette mais c’est la conséquence d’une agressivité inutile. Mais nous devons tous rester calmes.

Le monde glisse vers un chaos sans règles. « Nous passons à un monde sans loi, où la loi n’est plus celle que nous connaissons », affirme-t-il.

Une Europe confrontée à un dilemme : riposter ou dialoguer ?

Macron reconnaît l’absurdité potentielle d’une situation où l’Europe utiliserait, pour la première fois, son bazooka anti-coercition contre les États-Unis.

Prôner le calme tout en brandissant des armes punitives relève d’une hypocrisie patente.

L’Europe veut « l’État de droit plutôt que la brutalité » et refuse d’« accepter passivement la loi du plus fort. »

« La France et l’Europe sont attachées à la souveraineté nationale et à l’indépendance, et aux Nations unies et à leur charte », insiste le président français.

« La France et l’Europe sont attachées à la souveraineté nationale et à l’indépendance, et aux Nations unies et à leur charte », insiste le président français.

Un appel au calme dans la tempête, ou une tentative de masquer les contradictions d’une Europe qui joue les victimes tout en menaçant ?

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