🔥 Les essentiels de cette actualité
- Rachida Dati critique Gabriel Attal pour son alliance avec un opposant à Macron, révélant des tensions internes.
- Le soutien de Renaissance à Pierre-Yves Bournazel divise le camp macroniste, affaiblissant l’unité politique.
- Dati appelle à l’unité pour gagner et changer Paris, tout en réglant ses comptes avec Attal.
- Les fractures au sein de la majorité montrent un pouvoir en fin de cycle, avec des ambitions présidentielles divergentes.
Interrogée au micro de LCI, mercredi 29 octobre, la ministre de la Culture, Rachida Dati, a lancé une charge frontale contre Gabriel Attal.
Selon elle, le Premier ministre devra expliquer aux Parisiens pourquoi « il s’allie à quelqu’un qui demande la démission du président » alors qu’il lui « doit tout ».
Une déclaration cinglante, reflet d’un climat politique de plus en plus tendu dans la majorité.
Mardi 28 octobre, le patron de Renaissance – le parti anciennement En Marche, fondé par Emmanuel Macron – avait en effet annoncé qu’il ne soutiendrait pas Rachida Dati dans sa course à la mairie de Paris en 2026.
Un choix qui a immédiatement divisé le camp macroniste, d’autant que Renaissance a officialisé son appui à Pierre-Yves Bournazel, figure issue de la droite Horizons, le mouvement d’Édouard Philippe.
Une riposte directe de Dati
La réponse de la ministre n’a pas tardé. Le lendemain, sur le plateau de LCI, la maire du 7e arrondissement de Paris a affiché un ton à la fois ferme et conciliant. « Je tends la main à tout le monde », a-t-elle affirmé, avant de préciser : « Je n’ai jamais contraint personne à faire campagne avec moi, je n’ai jamais contraint quelqu’un à être obligé d’être avec moi. »
Mais très vite, le discours s’est fait plus offensif. Agacée par les manœuvres internes, elle a recentré le débat : « Mais est-ce qu’ils ont envie de gagner et de changer Paris ? C’est le seul mot d’ordre. » Une phrase qui sonne comme un rappel à l’ordre adressé à ses alliés hésitants.
Un désaveu du Premier ministre
Rachida Dati, qui cumule désormais une double casquette gouvernementale et municipale, ne s’est pas contentée d’un appel à l’unité.
Elle a aussi réglé ses comptes avec Gabriel Attal : « Gabriel Attal a dit qu’il ne comprenait plus les décisions du Président de la République. Je suis d’accord avec lui sur une seule : celle de l’avoir nommé Premier ministre pour être dans ce comportement aujourd’hui. »
Un tacle explicite, révélateur des fractures qui minent la majorité présidentielle.
Les tensions au sein du camp présidentiel
Le cas Attal illustre à lui seul la crise de loyauté qui secoue la macronie.
Si le président de Renaissance ne va pas jusqu’à réclamer la démission d’Emmanuel Macron, il s’en émancipe de plus en plus ouvertement.
À l’inverse, Édouard Philippe, son ancien collègue de gouvernement, assume désormais une ligne claire : pour lui, le chef de l’État devrait quitter ses fonctions et convoquer des élections anticipées.
Derrière ces échanges acérés se dessine une vérité plus large : le macronisme se délite, pris entre rivalités personnelles et ambitions présidentielles.
Tandis que Dati se positionne comme gardienne de la fidélité à Macron, Attal tente de s’émanciper, et Philippe se prépare déjà à 2027.
Ces fractures, visibles désormais au grand jour, traduisent la faiblesse d’un pouvoir en fin de cycle.
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