🔥 Les essentiels de cette actualité
- La dĂ©sinformation par les IA a explosĂ© en 2025 : 35 % de contenus faux, contre 18 % l’an dernier. Une progression fulgurante qui inquiète.
- Les chatbots propagent autant de fake news que les pires sites douteux, malgré les promesses des géants de la tech.
- NewsGuard révèle que les IA confondent de plus en plus souvent informations vérifiées et intox, devenant des canaux de désinformation de masse.
- Les ingĂ©nieurs ont supprimĂ© les anciens « je ne sais pas », prĂ©fĂ©rant que les IA produisent des rĂ©ponses, quitte Ă recycler la fange d’internet.
Selon une récente étude de NewsGuard, la désinformation générée par les IA a explosé en 2025 : 35 % de contenus faux, contre 18 % l’an dernier. Une progression fulgurante qui confirme ce que beaucoup soupçonnaient déjà .
Les géants de la tech nous avaient promis des outils « fiables », « précis » et « sûrs ». Résultat : leurs chatbots propagent désormais autant de fake news que les sites douteux.
Des machines qui fabriquent l’erreur
NewsGuard, spécialisé dans l’évaluation des sources, révèle que les IA confondent de plus en plus souvent informations vérifiées et intox. Ces systèmes censés nous simplifier la vie deviennent des canaux de désinformation de masse.
La hiérarchie des mensonges
Le classement est édifiant : Claude (Anthropic) limite les dégâts avec 10 % de réponses fausses, suivi de Gemini (Google) à 16,7 %.
Mais Pi (Inflection) culmine à 56,7 %, Perplexity à 46,7 %, et ChatGPT à 40 %. Même Mistral, vendu comme le modèle européen vertueux, affiche 36,7 % d’erreurs et continue de citer des sources sanctionnées par l’UE.
Perplexity illustre cette dérive : il est passé d’un score parfait à près de 47 % d’erreurs en un an.
Plus ces outils tentent d’« enrichir » leurs réponses en naviguant sur le web, plus ils se plantent.
Un choix technique inquiétant
La fièvre des fake news ne résulte pas seulement de maladresses.
Les ingénieurs ont supprimé les « non-réponses » (31 % des réponses l’an passé, zéro aujourd’hui), préférant que les IA produisent coûte que coûte une réponse, quitte à recycler la fange d’internet.
Le jeu du contournement
Bloquer une source ne sert à rien : elle réapparaît ailleurs. Copilot de Microsoft, par exemple, a cessé de citer Pravda mais a repris les mêmes contenus via le réseau social russe VK.
Le talon d’Achille des LLM
Ce problème n’est pas une simple question « d’hallucinations ». C’est une faille structurelle des grands modèles de langage. L’IA se présente comme un nouvel oracle universel, alors qu’elle recycle sans distinction vérités et mensonges.
Même Jensen Huang, PDG de Nvidia, l’a reconnu : « Nous devons arriver à un stade où la réponse que vous obtenez, vous lui faites largement confiance. (…) Je pense que nous sommes à plusieurs années d’y parvenir. »
Une technologie imposée trop tôt
Malgré leurs failles, ces systèmes sont déjà partout : recherche, information, décisions. Une fois encore, on nous impose une technologie bancale avant qu’elle ne soit prête.
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