Éric Ciotti défend la souveraineté française du bitcoin face à l’appétit des Américains

Éric Ciotti

🔥 Les essentiels de cette actualité

  • Éric Ciotti s’oppose fermement au rachat d’Exaion par Mara, dénonçant une menace pour la souveraineté technologique française.
  • Exaion, filiale d’EDF, utilise l’électricité excédentaire pour miner du Bitcoin, un modèle innovant et écologique.
  • Une proposition de loi vise à exploiter les surplus électriques pour le minage, soutenue par plusieurs partis, signe d’un soutien croissant au Bitcoin.
  • Ciotti critique la cession des actifs stratégiques français à l’étranger, appelant à une protection accrue de notre souveraineté numérique.

Le président du groupe parlementaire UDR, Éric Ciotti, affichait un visage fermé lors d’une nouvelle séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, à Paris, le 10 juin 2025.

Son opposition au rachat d’Exaion par le géant américain Mara est claire : pour lui, céder une startup française prometteuse à l’étranger constitue un danger pour notre souveraineté technologique et numérique.

Une transaction sous haute surveillance

Les bitcoiners français traversent une période délicate. Mara lorgne sur Exaion, une pépite technologique issue d’EDF. La transaction, estimée à 168 millions de dollars, permettrait à l’Américain de s’emparer de 64 % du capital de la startup.

EDF resterait actionnaire minoritaire, ce qui constitue, selon le parlementaire UDR, une nouvelle cession de nos fleurons technologiques à l’étranger. Rien n’est encore joué : le Trésor français doit donner son accord d’ici début novembre pour que l’opération se concrétise.

Pour le député, cette cession est un signal inquiétant : laisser passer une technologie française stratégique sous pavillon étranger pourrait affaiblir notre souveraineté numérique.

La cession des actifs stratégiques français

Cette acquisition s’inscrit dans un contexte où l’État français brade régulièrement ses actifs stratégiques. Comment s’étonner ensuite que notre pays perde en influence sur l’échiquier international ?

Les bitcoiners tricolores voient avec amertume cette nouvelle illustration de l’abandon de nos technologies de pointe.

Exaion, filiale d’EDF, récupère d’anciens supercalculateurs pour les transformer en mines de Bitcoin. Ses dirigeants ont compris qu’il est possible de générer de la valeur avec des machines que nos technocrates jettent habituellement tous les trois ans.

Créée en 2020, l’entreprise s’est spécialisée dans le calcul haute performance et le cloud français. Cette année, l’Autorité des marchés financiers leur a accordé le précieux sésame PSAN (Prestataire de Services sur Actifs Numériques), qui leur permet de se positionner parmi les acteurs majeurs de la crypto.

Le modèle innovant d’Exaion et la critique de l’élu

Exaion utilise l’électricité excédentaire d’EDF pour alimenter ses machines et fournir de la puissance de calcul aux mineurs de Bitcoin et aux développeurs d’intelligence artificielle.

Cette approche recycle intelligemment nos ressources énergétiques, contrairement aux pratiques habituelles de gaspillage. Comme le souligne le député :

« Valoriser nos excédents électriques par le calcul et le minage, c’est transformer une ressource abondante – l’énergie – en une ressource rare et liquide : de la puissance de calcul et du Bitcoin. »

Il critique l’État pour sa gestion de la politique énergétique et sa dépendance aux diktats de Bruxelles et de la BCE, qui, selon lui, affaiblissent notre souveraineté monétaire.

Une opposition qui prend forme au Parlement

En juillet, les cryptomonnaies ont trouvé un nouvel allié dans le paysage politique français. Quatre députés de l’UDR et 72 du RN ont déposé une proposition de loi visant à exploiter nos surplus électriques pour miner du Bitcoin pendant cinq ans, « à titre expérimental ».

Ciotti voit dans cette initiative une alternative concrète au gaspillage et au bradage de nos ressources :

« Si on laisse nos richesses partir à l’étranger, on risque de subir les conséquences du grand chambardement monétaire qui s’annonce. »

Avec notre parc nucléaire fournissant 70 % de notre électricité et l’essor des énergies renouvelables, l’excédent d’électricité devient parfois problématique pour EDF. Cette proposition vise à transformer ce surplus en valeur tangible plutôt que de le laisser se perdre.

Un signal fort pour la souveraineté et le pragmatisme

Après le RN et Reconquête, l’UDR devient le troisième parti français à soutenir clairement le Bitcoin.

Ciotti affirme que cette approche pourrait restaurer une partie de notre souveraineté énergétique et monétaire, tout en donnant une utilité concrète à nos excédents électriques.

Pour lui, laisser Exaion passer sous contrôle étranger serait une erreur stratégique. Exploiter nos technologies et nos ressources sur le sol français constitue, selon le député la meilleure façon de protéger notre avenir économique et numérique.

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