🔥 Les essentiels de cette actualité
- La réduction des dépenses publiques au sommet de l’agenda de Lecornu, mais les coupes budgétaires restent floues.
- Un projet fiscal qui promet beaucoup, mais laisse entendre que ce sont les foyers imposés qui paieront.
- La justice fiscale se limite aux discours : les grandes fortunes protégées, les classes moyennes contraintes.
- La sécurité toujours bien financée, mais pas les services publics en difficulté.
Lecornu a réuni lundi les représentants du socle commun. Sans surprise, le nouveau Premier ministre a placé la réduction des dépenses publiques au sommet de son agenda.
L’argent des contribuables était au cœur des discussions : priorité absolue à la traque des fraudeurs fiscaux et sociaux.
Un projet fiscal qui promet plus qu’il ne donne
Le nouveau gouvernement a choisi de débuter par le portefeuille, pas par le pouvoir d’achat des Français ni par les services publics en difficulté.
Lecornu déposera un projet de loi fiscal en même temps que le budget 2026.
Derrière le discours sur la maîtrise des dépenses, réapparaît une vieille rengaine : annoncer des économies, mais laisser entendre que ce sont encore les foyers imposés qui paieront.
La promesse de réduire le train de vie de l’État reste vague, les coupes budgétaires ne sont jamais précisées, et les « débats » annoncés ressemblent déjà à une mise en scène. Les grandes annonces finissent toujours par se traduire en nouvelles ponctions.
L’injustice fiscale comme ligne rouge
Les intentions du gouvernement se devinent entre les lignes. Pas question de toucher aux grandes fortunes.
Lecornu a prévenu qu’il refusait toute mesure risquant de freiner « la croissance et l’emploi », autrement dit : pas d’atteinte au patrimoine des ultrariches.
Exit l’idée, défendue par l’économiste Gabriel Zucman, d’un impôt de 2 % sur les patrimoines dépassant 100 millions d’euros.
Cette prudence n’est qu’un masque : les grandes fortunes sont protégées, pendant que les classes moyennes se voient imposer toutes les contraintes. La justice fiscale se limite aux discours.
Privilèges et priorités : la logique du gouvernement
Depuis sa nomination, Lecornu multiplie les annonces. Le 15 septembre, il a promis de supprimer dès janvier 2026 les avantages « à vie » des anciens membres du gouvernement.
Une économie symbolique, mais repoussée à plus d’un an. Pourquoi attendre, si ce n’est pour préparer une porte de sortie ?
Toucher aux privilèges de la caste politique semble représenter un effort insurmontable.
La réunion n’a pas porté seulement sur la fiscalité.
La sécurité s’est également invitée dans les discussions, après l’insistance de Bruno Retailleau pour faire passer son projet de loi sur la « sécurité du quotidien ». Une convergence a rapidement été trouvée.
Constat récurrent : l’argent se trouve toujours pour armer les forces de l’ordre, jamais pour sauver les services publics. Le contrôle de la population demeure plus prioritaire que son bien-être.
Le Premier ministre face à sa première épreuve
Trois semaines après son arrivée à Matignon, Lecornu n’a toujours pas constitué son gouvernement.
Il tente de masquer cette faiblesse en enchaînant les consultations et les effets d’annonce. Mais les mobilisations sociales se multiplient : ce jeudi encore, une troisième journée de grèves et de manifestations rappellera que la population n’accepte plus une politique qui écrase toujours les mêmes.
Reste à voir combien de temps le Premier ministre tiendra avant de plier devant les exigences de Bruxelles et des marchés financiers.
Sa « semaine de vérité » ne fait que commencer.
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