Au premier semestre 2022, Paris a été doublé par la Suède. L’Allemagne est aussi en forte progression.
Un effondrement de la production française plus qu’une augmentation de celle de la Suède. C’est ce qui explique que l’Hexagone ait perdu sa première place d’exportateur net d’électricité entre janvier et juin 2022, selon un rapport de l’analyste de données énergétiques EnAppSys paru ce mercredi 10 août.
La France « est passée d’exportateur net, plus tôt dans l’année, à un importateur net, qui résulte d’une chute dramatique de sa position nette globale », écrit la structure britannique. Elle explique ce virage à 180° par des « problèmes structurels avec son parc nucléaire ». Plus grave, les difficultés que connaît le pays pourraient durer. La situation « ne montre aucun signe d’amélioration prochaine », a ainsi déclaré Jean-Paul Harreman, directeur de EnAppSys BV.
En plus de la canicule, qui oblige à arrêter certaines centrales, comme celle de Tricastin (Drôme), en raison des températures élevées des fleuves, le parc français fait face à des problèmes de corrosions affectant certains réacteurs et a conduit à stopper 12 d’entre eux (sur 56).
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