La France esquive le débat sur les drapeaux palestiniens

La France esquive le débat sur les drapeaux palestiniens

🔥 Les essentiels de cette actualité

  • Le ministre des Affaires étrangères et l’Élysée évitent le débat sur les drapeaux palestiniens, préférant se tenir à l’écart des polémiques futiles.
  • Jean-Noël Barrot souligne l’importance de l’unité en ce jour historique pour la paix, refusant toute instrumentalisation politique.
  • La question de la reconnaissance de l’État palestinien divise, avec des réserves au sein même de la Macronie et un sondage révélant des divergences.
  • Macron évite le sujet pour ne pas éclipser son discours à l’ONU par des querelles franco-françaises, privilégiant l’image internationale.

Le ministre des Affaires étrangères et l’Élysée font profil bas sur le débat des drapeaux palestiniens.

« Vous me permettrez de me tenir à l’écart de ces polémiques futiles qui ne sont pas à la hauteur de ce que nous vivons. Aujourd’hui, c’est un jour historique pour la paix et je ne souhaite pas qu’il puisse être instrumentalisé, aux fins de polémiques politiciennes, aux fins de nous diviser dans un moment où nous avons besoin d’être unis pour être forts », a lâché Jean-Noël Barrot sur TF1 avant de s’envoler vers New York.

Quand on lui demande si ça vise Bruno Retailleau, qui a interdit ces pavoisements dans les mairies, le chef de la diplomatie botte en touche.

Je récuse toute tentative d’importer dans notre pays, aux fins de diviser, cette question israélo-palestinienne à laquelle la France s’évertue à trouver une solution.

L’Élysée, de son côté, n’a pipé mot sur le sujet lors du briefing de presse du 19 septembre.

Pourquoi ce silence assourdissant au sommet de l’État ? Le calcul est simple : ne pas jeter de l’huile sur un feu qui couve déjà dans l’Hexagone.

La question qui divise les Français n’est pas celle d’un bout de tissu flottant sur les mairies, mais bien la reconnaissance de l’État palestinien par notre pays.

Une décision qui fait grincer des dents jusqu’au sein même de la Macronie.

Les réserves au sein de la majorité

La présidente de l’Assemblée Yaël Braun-Pivet a d’ailleurs exprimé ses « réserves » sur franceinfo, ce 22 septembre, rappelant que les conditions fixées par Macron lui-même pour cette reconnaissance « ne sont pas assurées ».

Et selon un sondage YouGov pour Le HuffPost, seulement 53 % des macronistes approuvent cette initiative.

L’exécutif se retrouve coincé dans ses contradictions.

Comment justifier qu’on ait laissé flotter partout le drapeau ukrainien en 2022, mais pas celui de la Palestine aujourd’hui ?

Macron préfère esquiver ce débat pour éviter que son discours à l’ONU ne soit éclipsé par nos querelles franco-françaises.

Visiblement, nos dirigeants préfèrent soigner leur image internationale plutôt que d’affronter les vraies questions qui divisent les Français.

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