🔥 Les essentiels de cette actualité
- La CGT accuse Macron de choisir le chaos plutôt que la justice sociale, dénonçant un désordre institutionnel orchestré.
- Le syndicat critique la faiblesse de Lecornu face aux lobbys, incapable de rompre avec la politique de l’offre.
- La CGT réclame une fiscalité plus juste et l’abrogation de la réforme des retraites, face à une mobilisation croissante.
- Le 5e Premier ministre en 2 ans démissionne, illustrant une instabilité chronique selon la CGT.
La CGT dénonce le chaos institutionnel orchestré par Emmanuel Macron et la faiblesse de son Premier ministre Sébastien Lecornu face aux lobbys économiques.
Dans un communiqué transmis le 6 octobre, le syndicat accuse le chef de l’État d’avoir « choisi le chaos » et son Premier ministre de n’avoir « ni le courage d’affronter les grands patrons, ni celui de rompre avec la politique de l’offre ».
Sébastien Lecornu n’a pas eu le courage d’affronter les grands patrons ou de rompre avec la politique de l’offre.
Pour la CGT, le duo exécutif symbolise l’enlisement du pays : un président accusé de « jouer avec le feu » et un Premier ministre jugé « trop docile face au capital ».
Le syndicat y voit la marque d’une gouvernance coupée du réel, incapable de répondre aux urgences sociales.
Un Premier ministre éphémère
Nommé le 9 septembre, Sébastien Lecornu n’aura pas tenu un mois. Il a remis sa démission à Emmanuel Macron, quelques heures seulement après avoir constitué un gouvernement qui a fait grincer des dents à droite comme à gauche.
Pour la CGT, cette énième démission illustre une instabilité chronique : « C’est déjà le cinquième Premier ministre en deux ans contraint de partir sous la pression de la colère sociale. »
Il est donc le 5e Premier ministre en 2 ans à être contraint à la démission du fait de la violence sociale de sa politique.
La politique antisociale de Lecornu dans le viseur
La centrale syndicale reste catégorique : « Au lieu de revoir sa copie, de renoncer aux reculs sociaux — année blanche, réforme de l’assurance chômage, doublement des franchises médicales —, au lieu de mettre en place la justice fiscale et d’abroger la réforme des retraites, Sébastien Lecornu a préféré reconduire le budget et la politique de son prédécesseur. »
Sébastien Lecornu a préféré maintenir le budget et le gouvernement de son prédécesseur.
Autrement dit, les visages changent, mais la ligne reste la même : une politique antisociale qui tourne le dos aux travailleurs.
Un manque de courage face aux puissants
Sophie Binet dénonce un Premier ministre « le dos au mur face au capital, sans courage pour défier les ultra-riches ». Pour elle, « tant qu’il n’y aura pas de justice sociale, il ne peut y avoir de stabilité ».
Tant qu’il n’y aura pas de justice sociale, il ne peut y avoir de stabilité.
Macron accusé d’aggraver la crise
La CGT accuse Emmanuel Macron de jeter de l’huile sur le feu : « Plutôt que de changer de cap, le président nous plonge délibérément dans un désordre institutionnel. »
Selon le syndicat, le chef de l’État « risque de transformer une crise sociale en véritable crise de régime ».
Emmanuel Macron prend le risque de transformer une crise sociale et démocratique en crise de régime.
Des revendications claires
La CGT avance ses exigences sans détour : une fiscalité plus juste, l’abrogation pure et simple de la réforme des retraites, une hausse des salaires, et des investissements massifs dans les services publics.
Le syndicat réclame aussi une politique environnementale cohérente et la fin des licenciements massifs qui ravagent les territoires.
Autant de demandes portées par une population qui ne se reconnaît plus dans la politique menée depuis l’Élysée.
Une mobilisation qui ne faiblit pas
Après trois mobilisations d’ampleur — le 10 septembre sur les réseaux, puis les 18 septembre et 2 octobre dans la rue —, la CGT revendique « plus de deux millions » de manifestants.
Pas question de relâcher la pression : le syndicat appelle désormais à intensifier les actions directement dans les entreprises.
Face à cette colère populaire, la question reste entière : combien de temps le gouvernement pourra-t-il tenir sans répondre aux revendications ?
L’unité syndicale comme arme stratégique
La CGT affirme vouloir « continuer à renforcer l’unité syndicale ». Objectif : fédérer plus largement, mettre davantage de monde dans la rue, et bâtir un front social capable de peser face au pouvoir.
Cette stratégie fait écho aux grands mouvements sociaux des dernières années, où la convergence a souvent fait la différence.
La CGT et FO, même combat
La CGT a tapé du poing sur la table en dénonçant « l’irresponsabilité » d’Emmanuel Macron.
De son côté, Force ouvrière ne dit pas autre chose. Leur mot d’ordre est sans détour : « Les gouvernements passent, les revendications restent ! »
Les gouvernements passent, les revendications restent !
FO réclame toujours l’abrogation de la réforme des retraites et fustige les « budgets d’austérité » qui étranglent les services publics.
Entre une dissolution surprise et des tractations politiques loin des préoccupations quotidiennes, les syndicats devront redoubler d’efforts pour se faire entendre.
Mais à force de jouer avec le feu, le gouvernement pourrait bien finir par embraser tout le pays.
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